Le marché automobile français toujours grevé par les pénuries

Le marché français des voitures neuves a légèrement rebondi en août mais reste encore près d’un tiers inférieur à son niveau d’avant-crise, toujours lesté par des pénuries de composants électroniques. Au total, 91 403 voitures particulières sont sorties des concessions le mois dernier, soit 3,79% de plus qu’en août 2021, a indiqué jeudi la Plateforme automobile (PFA), qui représente les constructeurs et les équipementiers.

Tanguy Quemener – AFP

Le marché français des voitures neuves a légèrement rebondi en août mais reste encore près d’un tiers inférieur à son niveau d’avant-crise, toujours lesté par des pénuries de composants électroniques. Au total, 91 403 voitures particulières sont sorties des concessions le mois dernier, soit 3,79% de plus qu’en août 2021, a indiqué jeudi la Plateforme automobile (PFA), qui représente les constructeurs et les équipementiers.

Ce résultat positif brise une tendance baissière observée depuis le début de l’année, même si les mois d’août, marqués par des fermetures d’entreprises et de points de vente d’automobiles, sont traditionnellement faibles. Plus significative est la comparaison avec 2019, avant la crise du Covid-19 qui a eu des effets en cascade sur les flux logistiques et la production de semi-conducteurs : le niveau reste inférieur de quelque 29% à cette période, a précisé à l’AFP François Roudier, responsable de la communication de la PFA. « Un bon mois d’août devrait être au-dessus de 105.000 » immatriculations, a-t-il souligné, en appelant à être prudent sur la tendance du mois d’août qui traduit davantage une « stabilité » qu’une reprise, selon lui.

Sur huit mois, le déclin des immatriculations reste de 13,81% par rapport à la même période de 2021, selon la PFA: 970.933 voitures particulières ont été mises en circulation. Ce marasme s’inscrit dans le contexte de pénuries de semi-conducteurs et pièces électroniques qui provoquent des arrêts de production dans les usines automobiles, et qui ne semblent pas encore près de se résorber. Côté groupes, c’est Stellantis qui a régné sur le marché le mois dernier, avec 33,6% des immatriculations, une hausse de 14,2% en volumes sur un an.

Déclin des motorisations thermiques

L’ensemble franco-américano-italien a été tiré par les progressions franches de Fiat (+ 45,2 %) et de Peugeot (+ 14,4 %). La marque au lion, forte d’une gamme moyenne renouvelée, s’arroge même 15,6% du marché français. Le groupe rival Renault se replie en revanche de 4,6 % en août sur un mois, affecté par sa marque du même nom franchement dans le rouge (-15,4%), tandis que la « low-cost » Dacia effectue le trajet inverse (+ 13,1 %) et se rapproche des volumes des automobiles au losange. Le groupe contrôle 21,7 % du marché du neuf.

Premier importateur, le groupe allemand Volkswagen détenait le mois dernier 12,2 % du marché français, en repli toutefois de 7,4% en volume sur un an. Seule sa marque d’origine tchèque Skoda a évolué en territoire positif (+17,8%), Volkswagen et Audi se repliant entre 6 et 7%. Pour M. Roudier, il est là aussi difficile de tirer des conclusions, car dans une situation tendue pour les pièces, chaque groupe effectue des arbitrages pour privilégier la construction de certains modèles. Toyota (y compris sa marque haut de gamme Lexus) régnait quant à lui sur 8 % du marché français le mois dernier, en progression de 7,8% en volume, suivi par les sud-coréens Hyundai et Kia (6%, en hausse de 16,2%).

La hiérarchie reste la même sur huit mois, avec Stellantis à 32,7% du marché français, suivi par Renault (24,4%), Volkswagen (12,4%), même si Toyota et Hyundai-Kia sont dans un mouchoir de poche à respectivement 6,26% et 6,25%. Au moment où le gouvernement appelle à la sobriété sur fond de crise énergétique aiguë provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les voitures fonctionnant à 100% aux carburants fossiles poursuivent leur déclin relatif. Les motorisations à essence et diesel équipaient respectivement 37,7% et 16,7% des voitures immatriculées depuis le début de l’année, contre 41,8% et 22,4% lors de la même période de 2021.

En revanche, les automobiles hybrides (carburant-électricité) ont grimpé à 29,4% des immatriculations, contre 25% un an plus tôt, et les 100% électriques à 12,2% alors qu’elles ne représentaient que 8% des nouvelles autos entre janvier et août 2021. Les automobiles les plus vendues en France cette année restent des modèles de gammes inférieures: Peugeot 208 (5,9% du marché), Renault Clio (4,2%), Dacia Sandero et Citroën C3 (4,1%). La Peugeot 2008 ferme la marche du « top 5 » avec 3,4% des immatriculations.

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