Le fléchage des 50 millions d’euros de pénalités de GE se précise

Le comité Maugis s’est tenu ce mercredi, en fin d’après-midi. Il est chargé de définir les projets d’investissement pour la réindustrialisation du nord Franche-Comté.

Le comité Maugis s’est tenu ce mercredi, en fin d’après-midi. Il est chargé de définir les projets d’investissement pour la réindustrialisation du nord Franche-Comté qui seront abondés par les 50 millions d’euros issus de la pénalité de General Electric pour ne pas avoir créé 1 000 emplois. Les critères se précisent. Des pistes d’investissement, notamment autour de l’hydrogène, se concrétisent.

En 2014, General Electric acquiert la branche énergie d’Alstom. Dans un contrat signé avec l’État français, l’industriel américain s’engage (entre autres choses !) à créer 1 000 emplois net en France d’ici fin 2018. Un objectif non atteint. Il était convenu une pénalité de 50 000 euros par emploi non créé. La pénalité s’élève donc finalement à 50 millions d’euros.

Au mois d’avril, Guy Maugis, ancien patron de Bosch France, a été nommé à la tête d’un comité chargé de gérer cette manne financière dévolue à la réindustrialisation. Ce mercredi, une deuxième séance du comité s’est tenue au ministère de l’Économie. Damien Meslot, maire de Belfort, Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et Sophie Élizéon, préfète du Territoire de Belfort, y ont pris part avec Guy Maugis et ses conseillers, ainsi qu’avec Hugh Bailey, président de GE France, actuellement visé par une enquête judiciaire pour prise illégale d’intérêt.

Hydrogène, un potentiel d’attractivité

Cette réunion a permis de définir les critères d’attribution des aides. La priorité géographique de Belfort et du nord Franche-Comté a été retenue. Il faut également que l’activité soit « la plus créatrice d’emplois possible », confirme Damien Meslot. Autre critère abordé : l’innovation. Et le territoire s’est particulièrement distingué par la qualité de ses dossiers, si l’on en croit la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Évidemment, les projets liés à l’hydrogène ont notamment retenu l’attention. On a évoqué le projet Isthy, un centre de test de réservoirs à hydrogène. « Nous avons donné une image positive du territoire. Un territoire très réactif », a relevé Marie-Guite Dufay, qui remarque que l’hydrogène dispose « d’un vrai potentiel d’activité ». Qui peut, en parallèle, attirer d’autres investisseurs.

Une attention particulière sera portée aux dossiers « qui concernent les sous-traitants de General Electric », relève Damien Meslot. Un dossier que les élus ont défendu ardemment pour que ces entreprises soient prises en compte. Des sous-traitants qui doivent embaucher ingénieurs et commerciaux pour prendre le virage de la diversification et qui auront besoin « d’être aidés pour financer ces investissements », constate la présidente de la Région.

Les élus locaux étaient venus avec sept dossiers. Quatre sont présélectionnés et deux sont écartés. Il est demandé des éléments complémentaires au dernier.

Si le fléchage des dossiers avance, la structuration réglementaire du fonds qui portera cette manne de 50 millions d’euros n’a pas encore été actée. Avant la fin de l’année, selon les élus, les dossiers retenus par un financement devraient être connus.

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