La Vallée de l’Énergie affiche ses (nouvelles) ambitions

La Vallée de l’Énergie est dotée d’une nouvelle gouvernance depuis un an. Elle affiche aujourd’hui ses ambitions et replace le cluster au cœur de la réponse à l’urgence climatique. Nouvelle méthode. Nouveau credo. Rencontre.
Alain Daubas, président de la Vallée de l'énergie, accompagné de Grégoire Gille (trésorier), Patricia Audras (secrétaire adjointe) et Michel Armand (directeur). | ©Le Trois
La Vallée de l’Énergie est dotée d’une nouvelle gouvernance depuis un an. Elle affiche aujourd’hui ses ambitions et replace le cluster au cœur de la réponse à l’urgence climatique. Nouvelle méthode. Nouveau credo. Rencontre.

Le cluster de la Vallée de l’Énergie a été créé en 2011. Ces dernières années, la structure a vivoté. Une nouvelle dynamique est insufflée depuis un an, avec l’envie assumée de changer la méthode. EDF est revenu dans le tour de table ; c’est un cadre de la direction de l’action régionale Bourgogne-Franche-Comté d’EDF, Alain Daubas, qui a repris la présidence du cluster, en novembre 2021 (lire notre article). Depuis le 3 octobre, la structure dispose aussi d’un directeur, Michel Armand, un ancien de Stellantis.

Avant d’évoquer ses projets, la Vallée de l’Énergie a surtout souhaité redéfinir qui elle était. « Collectivement », insiste Alain Daubas. Une méthode qui veut associer toutes les entreprises de la Vallée, en laissant de la place aux PME-PMI. En 2014, le cluster comptait 50 adhérents, contre 34 en 2021. Il faut redonner confiance en la structure, pour faire croître de nouveau le nombre d’adhérents. Les financeurs sont encore là, rassurés par les perspectives dégagées ; le Grand Belfort est même de retour. La nouvelle méthode sera « plus collaborative » et « plus interactive », garantit Alain Daubas. Elle a remis les choses en place pendant cette année de transition, avant de se lancer dans l’opérationnel.

Dans cette dynamique, l’association s’est aussi donné une raison d’être. Une raison d’être définie en réponse « à l’urgence climatique », qui est « notre fil rouge », souligne Alain Daubas. Les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus  visibles et de plus en plus intenses. Et le cluster ne peut pas être en-dehors de ces enjeux, conformément aux engagements politiques, particulièrement à l’échelle européenne. Il encouragera même à la réflexion autour de ces enjeux.

La Vallée de l’Énergie veut être « un acteur de la transition énergétique, engagé dans la conception-fabrication de matériels et solutions industrielles pour la production d’énergies bas carbone et la décarbonation des activités professionnelles », peut-on notamment lire dans cette raison d’être. Les énergies inscrites dans le périmètre du plan Vert de l’Union européenne sont incluses dans les actions de la Vallée de l’énergie. Le gaz y est, au sens de l’Europe, en tant qu’énergie transitoire. Le nucléaire aussi, filière importante en Bourgogne-Franche-Comté. Et Alain Daubas de rappeler que le charbon représente toujours, dans le monde, la principale source de production d’électricité (36 % en 2021, selon l’agence internationale de l’électricité). Les énergies fossiles pèsent pour 62% de la production mondiale d’électricité (lire ici).

L’hydrogène sera une thématique importante de la Vallée de l’Énergie, amenant de nouveaux acteurs autour de la table,  tout comme le nucléaire, relancé par Emmanuel Macron, le 10 février, lors du discours de Belfort. Des perspectives d’emplois et d’activités s’ouvrent et le nord Franche-Comté peut se positionner. Les énergies renouvelables, peu développées, ne doivent pas non plus être oubliées. Alain Daubas a justement dévoilé des intentions pour le territoire d’acteurs de cette industrie.

5 missions

La Vallée de l’Énergie s’est fixé cinq missions : animer son réseau ; animation économique, par exemple en regardant les possibles diversification; accompagnement à l’innovation de ses adhérents, avec un support au montage d’avant-projet par exemple ; développement des formations et compétences, en lien avec les établissements d’enseignements supérieurs ; et communication et promotion de l’écosystème industriel, notamment pour le rendre attractif auprès des jeunes. La Vallée de l’Énergie veut avoir une activité de cluster (celle d’animer un réseau), mais surtout de susciter des initiatives.

Le cluster doit également « s’ouvrir », insiste la nouvelle gouvernance, pour accueillir de nouveaux adhérents, mais aussi pour regarder vers l’extérieur, dans la région ou au-delà, pour renforcer son écosystème et les synergies. Il faut travailler « les interconnexions », relève le directeur Michel Armand. En 2023, la Vallée de l’Énergie va travailler sur une charte éthique et sur une révision de ses statuts. Elle ambitionne aussi, en lien avec l’association Apsiis, de structurer l’activité de lean dans la filière nucléaire.

Selon la Vallée de l’Énergie, la filière énergie pèse 4 milliards d’euros dans le nord Franche-Comté, représente 35 000 emplois directs et 14 000 emplois indirects. Environ 200 entreprises sont concernées.

Le bureau exécutif

Président : Alain Daubas (EDF)

Vice-président : Damien Delmont (Gérant de 3DLM)

Secrétaire : David Markezic (directeur IUTBM)

Secrétaire adjointe : Patricia Audras (Directrice commerciale AE2I)

Trésorier : Grégoire Gille (Directeur de Jean-Paul Martini SAS)

Alain Albizati, président de la CCI 90

François Cortinovis, président du groupe M+

Nicolas Gaud, directeur du pôle énergie de l’UTBM

Emmanuel Mercier, directeur général de GE Energy Products

Thierry Tournier, délégué pôle véhicule du futur, travaille à Alstom

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