General Electric : la gestion de projet mise à mal chez Steam Power System [chiffres]

Devant le bâtiment 329, à Cravanche, l’intersyndicale CFE-CGC, CFDT et CGT a présenté ce mercredi matin les contours du plan social de General Electric dans l’entité française Steam Power System (nucléaire et charbon) et particulièrement à Thermal system Belfort (TSB), l’une des entités les plus touchées. Si le plan annoncé met à mal les compétences d’intégration française dans les centrales nucléaires, il cible aussi particulièrement les équipes de gestion de projet. Retour en chiffres

Devant le bâtiment 329, à Cravanche, l’intersyndicale CFE-CGC, CFDT, Sud et CGT a présenté ce mercredi matin les contours du plan social de General Electric dans l’entité française Steam Power System (nucléaire et charbon) et particulièrement à Thermal system Belfort (TSB), l’un des établissements les plus touchés. Si le plan annoncé met à mal les compétences d’intégration française dans les centrales nucléaires, il cible aussi particulièrement les équipes de gestion de projet. Retour en chiffres

24,3 %

Un salarié sur quatre. À l’échelle de l’Europe, le plan engagé par General Electric dans sa branche Steam Power system (nucléaire et charbon) entraîne la suppression de 1 169 postes sur 4 805, soit 24,3 % des effectifs. Avec 238 suppressions de postes dans l’Hexagone, sur 1 787, ce sont 13,3 % des effectifs qui sont concernés en France ; d’autres entités sont concernées par un plan de 80 personnes en France, chez Steam Power service, entraînant plus de 300 suppressions de postes au total. 44 % des effectifs en Pologne sont également supprimés (204 sur 463), 42 % en Allemagne (274 postes sur 651) et 24,6 % des effectifs en Suisse (66 sur 266). Ce projet, motivé par le retrait de l’activité des centrales à charbon neuves, entraîne aussi l’arrêt d’activités complémentaires, comme la biomasse et les compensateurs synchrones. « On se concentre sur l’îlot conventionnel nucléaire et le service de la base installée », explique, au micro, Laurent Humbert, de la CFE-CGC.

84 %

Chez Steam Power system, quatre établissements sont concernés par le plan social en France : Thermal system Belfort (intégrateurs) ; Thermal manufacturing Belfort (celui qui fait la turbine Arabelle et les alternateurs) ; un établissement à Boulogne-Billancourt ; et Thermal system Massy. 197 postes sont supprimés chez le premier nommé (sur 818, soit 24 % des effectifs), 3 chez le second (sur 492, soit 0,6 %), 26 chez le 3e (sur 300, soit 8,6 %) et 12 chez le dernier (sur 178, soit 6,7 % des effectifs). Sur ce plan, 84 % des effectifs supprimés en France concernent les entités de Belfort ; elles représentent, au total, 73,3 % des effectifs des quatre établissements (1788 selon l’intersyndicale). Belfort est donc proportionnellement plus touchée. Dans ce plan qui concerne les entités nucléaires de General Electric, il faut ajouter 80 suppressions de postes chez Steam Power services, dont 50 à Belfort.

36 %

C’est le pourcentage des effectifs supprimés dans la partie Project de Thermal System Belfort, avec 137 suppressions de poste sur 380 postes. À l’intérieur, des services sont particulièrement concernés :  59 % des effectifs de Garantie performance (9 sur 17) ; 48 % des effectifs pour construction et mise en service (28 sur 58) ; 35% des effectifs Installation, Tuyauteries et Charpente (20 sur 57) ; ou encore 52 % des effectifs des systèmes électriques (24 postes sur 46). « Ce projet ne nous arme pas pour exécuter les projets actuels, ni pour aller chercher de nouveaux projets », dénonce Dominique Thiriet, de la CGT, qui s’étonne, qui plus est, que les salariés ne manquent pas « de charges » dans les équipes de TSB actuellement

"Ne pas céder à la panique"

L’intersyndicale a opté, pour le moment, « pour la voie de la négociation », explique Christian Mougenot, de la CFDT. Les syndicats sont en train de négocier un accord de méthode pour étendre les délais de consultation, de 4 mois initialement. Ils veulent également « bien s’approprier le plan et mieux le connaître », pour ensuite façonner des contre-propositions. « Il ne faut pas céder à la panique, a ajouté Jean Bérillon, de Sud Industrie. La direction joue aussi là-dessus. » Les syndicats sont particulièrement inquiets par l’avenir dessiné par ce plan. « Nous sommes encore plus prêts à nous bagarrer », assure Dominique Thiriet. Laurent Santoire, délégué syndical CGT central de Steam power system, remarque « qu’il y a une volonté commune de tous les syndicats en Europe », face au projet de suppressions de postes par General Electric, qui concerne 50 % des effectifs avance-t-il. Il invite à construire « un équipementier [de l’énergie] pour l’Europe, pour le bien commun ».

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