Faurecia : Bavans accueillera le site mondial de recherche sur l’hydrogène

L’hydrogène est une valeur montante dans le nord Franche-Comté ? Marie-Guite Dufay a annoncé ce mercredi matin que Bavans a été retenu par Faurecia pour implanter un centre de développement mondial. Les compétences développées par le FC Lab ne sont pas étrangères à ce choix.

Ce mercredi 26 juin, Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, avait choisi le FC Lab implanté à l’université de technologie de Belfort-Montbéliard pour organiser une conférence de presse sur la session du conseil régional de cette fin de semaine. Laquelle session doit adopter le principe du versement d’une subvention de près de 5 millions d’euros à Faurecia (4,5 millions au titre de l’innovation, de 150 000 euros au titre des emplois créés et de 250 000 euros au titre de l’investissement). Cette aide est destinée à faciliter le financement de la création d’un centre mondial de recherche et de développement pour les réservoirs à hydrogène. « Nous ne savions pas si cette aide allait être mobilisée jusqu’à présent, mais je viens d’apprendre que ce sera le cas, s’est réjouie Marie-Guite Dufay. Bavans étaient en concurrence avec Berlin et Grenoble et ça y est, c’est Bavans qui a été retenu [par la direction du groupe]. »

La présidente de la Région y a vu un signe positif dans le contexte des suppressions d’emploi chez GE et de la reconversion et de la diversification industrielles évoquées depuis plusieurs mois pour y faire face. Elle a souligné que les acteurs de l’hydrogène de Bourgogne et de Franche-Comté ont été les premiers à s’unir dans le cadre du processus de fusion des deux régions. « Ils se sont rencontrés très vite et ont compris qu’il y avait une vraie force de frappe dans notre région autour de l’hydrogène », a-t-elle témoigné.

Des trains à hydrogène

La présidente du conseil régional entend poursuivre dans cette voie le renforcement de la filière hydrogène. « Alstom attend la réponse de quatre régions, dont la nôtre, pour la commande de trains à hydrogène. Nous allons le faire. » Elle entend finaliser d’ici fin 2019 un plan hydrogène qui reposerait sur la mobilité (bus à hydrogène à Auxerre, trains régionaux), les stations de production, le développement de formations dans les lycées et enfin la recherche et l’industrie.

Le FC Lab où se tenait la conférence de presse de ce mercredi est aujourd’hui le plus gros laboratoire public européen de recherche. Les collectivités ont investit plus de 13 millions dans ce projet depuis 2002. Il collabore avec Faurecia depuis trois ans.

La société H2sys en est une émanation. Cette start-up crée et produit des générateurs à hydrogènes, destinés à remplacer les générateurs diesel. Sébastien Faivre, son dirigeant, a souligné que l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 500 000 euros dès son premier exercice, dont 40 % à l’exportation. Il vient de décrocher les premiers contrats avec EDF et Engie et espère des développements aussi bien dans le bâtiment que l’agriculture ou le numérique, par exemple pour assurer le refroidissement de data centers. Avec une jolie formule pour résumer les potentialités de l’hydrogène : « Stocker l’énergie du soleil sous forme d’hydrogène. »

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