GE promet des embauches dans l’éolien en mer

Des éoliennes en mer fabriquées par GE.

Jérôme Pécresse, président de GE Renewable Energy, annonce des recrutements à Saint-Nazaire, Nantes et Cherbourg. Parallèlement, les syndicats estiment que 753 postent sont menacés à Belfort et Villeurbanne. Des mobilités internes ont été aussi évoquées.

(AFP)

Jérôme Pécresse, président de GE Renewable Energy, annonce des recrutements à Saint-Nazaire, Nantes et Cherbourg. Parallèlement, les syndicats estiment que 753 postent sont menacés à Belfort et Villeurbanne. Des mobilités internes ont été aussi évoquées.

General Electric continuera à embaucher en France sur ses trois sites dédiés à l’éolien en mer, a assuré mardi le président de GE Renewable Energy, Jérôme Pécresse, qui vise un total de 1 400 emplois d’ici à la fin 2021. « La filière éolien en mer pour GE à horizon de la fin 2021, c’est 1 400 emplois sur le territoire français », a-t-il dit à des journalistes depuis l’usine du groupe à Montoir-de-Bretagne, qui vient de sortir la première turbine destinée au futur parc éolien de Saint-Nazaire, le tout premier parc offshore de France, porté par EDF Renouvelables et Enbridge. Selon lui, cette usine en Loire-Atlantique, qui emploie quelque 350 personnes, va encore en recruter cent. Le bureau d’ingénierie à Nantes réunirait environ 200 personnes, et « l’usine de pales à Cherbourg a vocation à monter à 850 ».

Ces déclarations interviennent alors que le géant américain vient d’annoncer la restructuration en Europe de deux autres divisions dédiées aux énergies renouvelables, dans les équipements de barrages et les réseaux électriques. En France, 753 postes seraient supprimés selon des sources syndicales, à Villeurbanne ou encore Belfort.

"La transition énergétique est une réalité qui s'impose à tous"

« La transition énergétique est une réalité qui s’impose à tous », a justifié le dirigeant mardi. « Je suis convaincu qu’à la sortie de la crise du covid, cette transition énergétique va plutôt s’accélérer. Cela nous conduit à avoir des bonnes nouvelles dans certains secteurs, notamment l’éolien en mer, où nous accompagnons la croissance en recrutant et en investissant. Dans d’autres métiers beaucoup plus difficiles, il est vrai que nous allons devoir adapter notre masse de coûts aux réalités du marché« , a-t-il développé.

Pour lui, « si on est ici aujourd’hui pour célébrer les centaines d’emplois créés sur le territoire français dans l’éolien en mer, c’est grâce à GE », qui a racheté les activités énergie d’Alstom, dont l’usine de Montoir, car « Alstom n’avait pas les moyens financiers de continuer cette aventure ». Il a indiqué qu’une mobilité interne pourrait être proposée aux salariés concernés par les suppressions de postes. Après avoir fourni les 80 nacelles de 6 MW du parc de Saint-Nazaire, prévu pour entrer en service en 2022, GE se consacrera à la production de son éolienne géante de 12 MW. Celle-ci a déjà été retenue pour des projets de parcs en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Leur enchaînement assure à ce stade du travail à Montoir jusqu’en 2026-2027, a indiqué M. Pécresse.

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