Du Territoire de Belfort à Belfort, la chute du nombre d’habitants continue 

En commun pour Belfort critique la révision du plan local d'urbanisme opérée par Damien Meslot et la ville de Belfort.
L’insee vient de publier son étude annuelle sur la population légale en Bourgogne-Franche-Comté. Les dynamiques données sont celles recensées au 1er janvier 2020. Comme en 2019, le Territoire de Belfort, le Grand Belfort, et Belfort continuent de perdre des habitants.
Vue de Belfort et d'Alstom depuis le Salbert. | ©Le Trois - TQ
L’insee vient de publier son étude annuelle sur la population légale en Bourgogne-Franche-Comté. Les dynamiques données sont celles recensées au 1er janvier 2020. Comme en 2019, le Territoire de Belfort, le Grand Belfort, et Belfort continuent de perdre des habitants.

La fin d’année rime avec la publication des études sur la population légale réalisée par l’Insee. Elle vient de publier celle sur la Bourgogne-Franche-Comté, ce jeudi 29 décembre, qui dévoile les chiffres officiels des populations au 1er janvier 2020. A l’échelle régionale, la population de Bourgogne-Franche-Comté a légèrement baissé entre 2014 et 2020 (-0,1%), alors qu’elle avait tendance à augmenter entre 2009 et 2014. En France métropolitaine, elle augmente chaque année de 0,3 %.

Cela s’explique par deux facteurs. Tout d’abord un solde naturel désormais déficitaire: depuis 2015, le vieillissement de la population conduit à un nombre de décès supérieur à celui des naissances. Ensuite, un solde migratoire également déficitaire depuis une dizaine d’années : en clair, plus de gens ont quitté la région par rapport au nombre de gens qui s’y sont installés. 

Concernant les départements de la région, seuls deux d’entre eux gagnent des habitants: la Côte-d’Or et le Doubs (sur la période comprise entre 2014 et 2020). Ces départements le doivent « notamment à un solde naturel toujours positif grâce à la jeunesse de leur population », explique l’Insee. Pour le Doubs, sa croissance démographique est comparable à la moyenne nationale. Entre 2014 et 2020, le département gagne 10 499 habitants. 

0
habitants en Bourgogne-Franche-Comté au 1er janvier 2020

Le Territoire de Belfort continue sa descente

Outre ces deux départements, tous les départements  de Bourgogne-Franche-Comté perdent des habitants. La décroissance est importante en Haute-Saône, par exemple, qui a perdu en six ans 3 746 habitants. Mais cela est encore plus important pour le Territoire de Belfort. L’Insee explique que « le Territoire de Belfort se distingue par un fort retournement de tendance. Il perd des habitants à un rythme rapide entre 2014 et 2020, alors qu’il en gagnait entre 2009 et 2014.»  Il est passé de 144 334 habitants à 140 120 habitants en six ans. Soit une baisse de 4 214 habitants. 

Pour le Doubs et la Côte-d’Or, Besançon et Dijon poussent la croissance dans le bon sens. + 5 438 habitants en six ans pour Dijon. + 1 568 habitants en six ans pour Besançon. Et cela se ressent également sur les intercommunalités : Dijon Métropole gagne plus de 6000 habitants en six ans. Et le Grand Besançon Métropole gagne 3 9776 habitants sur la même période. 

Des dynamiques que l’on ressent beaucoup moins dans le pays de Montbéliard, qui perd 828 habitants en six ans, bien que Montbéliard en gagne 205. Et qui ne se ressentent pas du tout pour le Grand Belfort : 3 900 habitants en moins entre 2014 et 2020. C’est la deuxième chute la plus impressionnante après l’intercommunalité du Creusot – Montceau (- 4 476 habitants). 

Belfort, Audincourt, Vesoul perdent des habitants

Le Grand Belfort perd des habitants. Belfort aussi : 4 306 habitants en moins sur les six ans. Elle compte désormais 45 458 habitants. C’est la perte d’habitants la plus impressionnante des 23 villes analysées dans l’étude par l’Insee. La deuxième chute la plus importante après celle–ci se trouve à Nevers, avec 2 201 habitants perdus.

Encore une fois, les villes du Doubs se portent plutôt bien. Montbéliard gagne 205 habitants en six ans. Valentigney en gagne 927. Et Besançon 1 568. Seul Audincourt perd des habitants : 589 en six ans. En Haute-Saône, Héricourt gagne 109 habitants,  Vesoul en perd 346 habitants. 

Le cas particulier de Belfort

Damien Meslot, maire de Belfort (LR) a organisé une conférence de presse ce mercredi 28 décembre au sujet des chiffres du recensement pour la ville de Belfort. Il admet une baisse de population de 2,15% entre 2019 et 2020. Une baisse qui ne l’inquiète pas. « Depuis 2015, la population régionale chute.» Il l’explique par une baisse de la natalité, une hausse des familles monoparentales, ou encore par  la diminution du nombre de membres au sein d’un même foyer.

Pour Belfort, le maire analyse cette chute de population par une baisse de l’offre de logements. Tout d’abord, parce qu’il n’y a plus de terrains disponibles, ce qui pousse selon lui les potentiels acheteurs à s’installer dans les couronnes périphériques (même si l’on peut voir que le Grand Belfort, lui aussi, perd des habitants, selon l’étude de l’Insee). Ensuite, parce que depuis le plan Borloo, lancé en 2004, la ville de Belfort s’est lancée dans une politique de démolition dans des quartiers tels que les Glacis ou les Résidences. « Nous sommes passés de 24 999 logements en 2013 à 23 754 logements en 2019.» Pour le maire, la baisse a aussi été amplifiée par les suppressions d’emplois chez General Electric. « Ce sont 1 400 personnes qui ont été entraînées dans une dynamique de sortie.» 

S’il ne s’en fait pas, c’est parce qu’il estime que les projets immobiliers menés en ce moment (Domitis, Rives de la Savoureuse, Jardin du Square, rachat de bâtiments avenue Jean-Jaurès) permettront de re-densifier l’offre de logements et permettront de faire revenir des habitants : il estime le nombre de logements qui vont se débloquer à 550 dans les prochaines années. Mais « cela prendra du temps », car les constructions doivent démarrer pour la plupart en 2023. « Par exemple, pour le site de l’ancien hôpital, nous avons racheté en 2015. Les premiers arrivants ont emménagé en 2022. Donc cela sera pris en compte par l’Insee d’ici 2026 », calcule-t-il.  Il pense aussi que la politique sol de zéro artificialisation nette forcera les gens à revenir vers Belfort. « Les communes qui créent des lotissements à tire-larigot vont être limitées. Cela va favoriser Belfort.»

Ceci vous intéressera aussi
FCSM : Charles Demouge dénonce des comportements de « voyous »

Il n’était pas à l’ordre du jour, mais le sujet du transfert du centre de formation et d’entraînement du FCSM Lire l’article

Mandeure : Mutares finalise l’acquisition de Peugeot Motocycles

La société allemande Mutares vient de finaliser son acquisition de Peugeot Motocycles, rachetée à l’Indien Mahindra. Elle prend le contrôle Lire l’article

Alstom : la tension monte à Belfort à la suite des négociations salariales

Les propositions de la direction nationale d’Alstom dans le cadre des négociations salariales passent mal auprès des salariés du constructeur Lire l’article

Gen-hy s’associe à Eiffage Énergie systèmes pour son usine d’électrolyseurs

Gen-hy et Eiffage Énergie systèmes s’associent et créent la société Gen-hy Cube, qui va porter l’usine de fabrication d’électrolyseurs créés Lire l’article

Défilement vers le haut

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Scannez avec votre smartphone

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Aller au contenu principal