Danjoutin : les travaux de la station hydrogène démarrent en mai 2022

Le Grand Belfort, le réseau de bus Optymo et Hynamics, une filiale d’EDF, ont signé ce vendredi 3 décembre, un contrat de fourniture d’hydrogène renouvelable. La future station d’Hynamics de Danjoutin va alimenter les sept bus hydrogène du réseau Optymo, attendus en 2023 (lire notre article).

Le Grand Belfort, le réseau de bus Optymo et Hynamics, une filiale d’EDF, ont signé ce vendredi 3 décembre, un contrat de fourniture d’hydrogène renouvelable. La future station d’Hynamics de Danjoutin va alimenter les sept bus hydrogène du réseau Optymo, attendus en 2023 (lire notre article).

Au mois de mai, Hynamics va donner les premiers coups de pioche de son chantier de construction de la station hydrogène de Danjoutin (lire notre article). Elle sera installée à l’entrée Sud de Belfort, juste à côté de la régie des transports du Territoire de Belfort (RTTB). Un terrain de 5 000 m2 va accueillir cet équipement ; aujourd’hui, c’est l’opérateur de contrôle technique Dekra qui utilise le terrain. Il doit le quitter à la fin de l’année.

La station va alimenter, dès le 1er avril 2023, les sept bus hydrogène du réseau Optymo (lire notre article). Ce vendredi 3 décembre, le Grand Belfort, Optymo et Hynamics ont signé la convention de mise à disposition de l’hydrogène, fabriquée par électrolyse. De l’hydrogène produite grâce à de l’électricité fléchée depuis le parc éolien Les Coteaux, à Aubeterre (Aube). L’hydrogène sera donc 100 % renouvelable. La station sera construire en deux étapes. D’abord, elle disposera d’un électrolyseur d’une puissance d’1 MW, capable de fabriquer 400 kilos d’hydrogène par jour, sachant qu’un bus embarquera 20 kilos d’hydrogène quotidiennement. Dans un second temps, la station proposera une installation d’une puissance de 2 MW, d’une capacité quotidienne de 800 kilos d’hydrogène. Une montée en puissance nécessaire avec l’arrivée de 20 nouveaux bus hydrogène, envisagée en 2025. Dans la première phase, la station propose deux voies de ravitaillement, dotées chacune d’un dispenser, autrement dit, d’une pompe hydrogène. Dans la seconde phase du projet, chaque voie aura deux systèmes de distribution, soit quatre dispositifs de ravitaillement. Le coût total oscille entre 12,5 et 13,5 millions d’euros, la montée en puissance de la filière devant permettre de réduire les coûts.

« Ce n’est plus de la science-fiction », apprécie Christelle Rouillé. Après avoir été longtemps envisagé, l’hydrogène devient concret. « Nous sommes au tout début d’une très belle et grande histoire, a salué Christelle Rouillé. L’histoire des bâtisseurs d’une filière hydrogène dans le Territoire de Belfort, pour la France. » Ce dispositif doit permettre au réseau de transports, ainsi qu’aux industriels, « de réduire leurs émissions de CO2 de près de 3 000 tonnes par an à partir de 2025 », relèvent les promoteurs du projet. 

Plan de masse de la station hydrogène d'Hynamics, à Danjoutin (©Hynamics).

Modulaire

Des industriels comme Gaussin, Alstom ou Faurecia pourront également se ravitailler en hydrogène depuis cette station. « C’est la première station qui s’inscrit dans une économie industrialo-mobilité », apprécie Christelle Rouillé, directrice générale d’Hynamics. À Auxerre, la première station hydrogène mise en service en France, le 13 octobre, seule la mobilité était visée. C’est un nouveau témoin de cet écosystème hydrogène si singulier du nord Franche-Comté. Et si riche. « C’est une terre de l’hydrogène depuis 20 ans », rappelle Damien Meslot, président Les Républicains du Grand Belfort. Qui ajoute : « Nous positionnons Belfort sur la chaîne de valeur hydrogène. »

« L’emplacement idéal de la station », ajoute la directrice générale, permet d’envisager à terme le ravitaillement de poids lourds qui emprunteraient l’A 36. « L’avantage de ce type de stations, c’est qu’elles sont modulaires », ajoute la directrice. Les équipements sont en effet installés dans des conteneurs. Et Hynamics dispose de foncier pour agrandir la structure, en fonction des besoins. Cette filiale d’EDF est en charge des travaux, qui seront assurés par un consortium. Hynamics va aussi bientôt choisir l’opérateur qui fournira l’équipement. Cela peut être un acteur comme McPhy, qui va construire à Belfort une grande usine de fabrication d’électrolyseurs (lire notre article).

Bientôt des bennes à ordure ?

Le Grand Belfort a envisagé l’achat, prochain, de bennes à ordure hydrogène pour le Sertrid. Damien Meslot l’avait évoqué lors du Forum Hydrogen business for climate. Finalement, cette option ne verra pas le jour à court terme. Les services ont travaillé dessus, indique Damien Meslot, mais les propositions actuellement sur le marché ne sont pas satisfaisantes ni assez « fiables ». Cela ne sera pas envisagé qu’à moyen terme confirme-t-il.

Une voie directe sera aménagée depuis la régie de transport pour relier la station, qui donnera sur un rond-point, situé juste avant le pont de chemin de fer. Le Grand Belfort et le conseil départemental vont prendre en charge l’aménagement de voirie et la réorganisation des nouveaux flux. En termes paysagés, les collectivités vont poursuivre l’embellissement de l’entrée sud de Belfort. La mairie de Danjoutin doit profiter des travaux pour refaire la rue des 3-Réseaux, qui prolonge la rue du Général-Leclerc, glisse Damien Meslot. Des aménagements cyclables sont prévus.

Hynamics va investir plusieurs centaines de millions d’euros d’ici 2023 en France et en Allemagne, avec pour ambition de devenir l’un des leaders européens du marché de l’hydrogène bas carbone et renouvelable à horizon 2030. Dans l’industrie, Hynamics développe une station hydrogène de 30 MW de puissance à Heide, en Allemagne, pour décarboner la production de carburants issus d’une raffinerie.

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