Covid-19: ces élus qui redeviennent soignants pour affronter la crise

Jean Rottner Mulhouse

A Besançon ou Mulhouse, des élus retournent à leur métier d’origine pour venir en soutien aux équipes de soignants. Un moyen pour eux, aussi, de prendre la mesure de la situation et de s’en faire le relais.

(AFP)

A Besançon ou Mulhouse, des élus retournent à leur métier d’origine pour venir en soutien aux équipes de soignants. Un moyen pour eux, aussi, de prendre la mesure de la situation et de s’en faire le relais.

Députée-infirmière, sénatrice-généraliste, président de région-urgentiste: depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France, ils sont nombreux à avoir troqué leur écharpe d’élu pour reprendre la blouse blanche de leurs débuts. Un retour aux sources qu’ils racontent à l’AFP.
A commencer par le Mulhousien Jean Rottner, le président LR de la région Grand Est. Il est de retour à l’hôpital depuis quelques semaines, mais il y exerce plus une fonction de soutien aux soignants. Cet ancien urgentiste n’a pas pratiqué la médecine depuis plusieurs années, et pour lui, on ne la reprend pas « du jour au lendemain ». « Je donne des coups de main épisodiques en régulation au Samu, en répondant aux appels, en fonction des besoins, souligne-t-il. Cela m’a permis de me rendre compte dès début mars qu’il se passait quelque chose et qu’il fallait presser sur le bouton d’alerte. »
Pour Jean Rottner, c’est sa « connaissance du milieu hospitalier » qui lui permet d’être « une courroie de transmission » entre l’Agence régionale de santé (ARS), le préfet, les autorités allemandes transfrontalières, et le gouvernement. « J’ai essayé d’être un facilitateur et de lancer quelques alertes, (…) mais je n’étais pas au front comme d’autres peuvent le faire » dit-il. « Quand on vient donner un coup de main comme ça, il faut juste rester à sa place », soutient celui qui fut élu en 2017 après plus de sept ans en tant que maire de Mulhouse.

En renfort à Besançon depuis les Alpes-de-Haute-Provence

La députée LREM des Alpes-de-Haute-Provence, Emmanuelle Fontaine-Domeizel est infirmière libérale de métier. Inscrite sur la liste de la réserve sanitaire, l’élue s’est rendue du 16 au 22 mars à l’hôpital de Besançon à six heures de route de chez elle pour « soulager les équipes sur place ». Elle a exercé de nuit au service des maladies infectieuses, donc auprès des malades atteints du Covid-19. « On a eu tout le matériel nécessaire, masques, gants, blouses, lunettes… tout en sachant qu’il fallait l’économiser, car on ne sait pas combien de temps ça va durer. Mais ça, les hospitaliers savent le faire ! », explique la députée.  Au fil des jours, dans ce service où étaient hospitalisées 20 personnes, il lui « a semblé que les patients qui arrivaient étaient de plus en plus jeunes ».
Sénatrice du Mouvement radical et ancienne médecin généraliste, Véronique Guillotin travaille de nouveau depuis quelques jours à l’hôpital de Mont Saint Martin (Meurthe-et-Moselle), « dans le service dédié à l’accueil des patients atteints ou suspectés d’être atteints du Covid-19 » a précisé son équipe. Pour d’autres élus-soignants, il s’agit désormais de jongler entre les deux fonctions.
Le député LREM de la Charente Thomas Mesnier a ainsi repris du service lundi aux urgences de l’hôpital d’Angoulême, mais sans abandonner son autre fonction. « Je ne quitte pas mon habit de député mais j’enfile la blouse blanche par-dessus », a-t-il fait valoir à l’AFP, expliquant que, après sa journée de travail, il reprendra sa casquette d’élu pour des audioconférences et autres rendez-vous téléphoniques. « Je n’ai pas eu à réfléchir » assure ce médecin urgentiste, retourné à l’hôpital où il exerçait avant son élection, avant de s’alarmer: « On voit la vague qui va arriver. »

"Je ne ferai pas de consultation"

Bernard Accoyer (LR), ancien président de l’Assemblée nationale et toujours maire de la commune déléguée d’Annecy-le-Vieux (à cause du report du deuxième tour, car il ne se représentait pas) est également médecin ORL retraité. Il vient d’être chargé d’une mission par le maire d’Annecy (Jean-Luc Rigaut, UDI) d’organiser la mise en place de centres de consultation externalisés.
« Nous sommes dans un territoire avec un cluster important à côté (La Balme de Sillingy, ndlr), la Lombardie est à quelques heures d’ici. J’ai été sollicité par des médecins libéraux d’Annecy, qui rencontraient des problèmes pour recevoir des malades Covid-19″, raconte l’élu. Pour autant, Bernard Accoyer ne verra pas de malades. « J’ai 74 ans ; je ferai très, très attention et je ne ferai pas de consultation. Ce n’est pas mon rôle », a-t-il expliqué.

Ceci vous intéressera aussi
Réforme des retraites : quelle est la position des députés du nord Franche-Comté ? 

Quatre des cinq députés du nord Franche-Comté sont formellement opposés à la réforme des retraites, qui souhaite reculer l’âge légal Lire l’article

Damien Meslot : « Avec cette décision du FCSM, le pôle métropolitain se construit »

Le choix du FC Sochaux-Montbéliard (FCSM) d’installer son futur centre de performances dans le Territoire de Belfort n’est pas sans Lire l’article

Le FC Sochaux-Montbéliard achète 87 ha à la JonXion pour bâtir son avenir

Le football-club Sochaux-Montbéliard vient d’acquérir un terrain de 87 ha à l’espace Médian, près de la gare TGV. Il accueillera, Lire l’article

Montbéliard : les étudiants de l’UFR-STGI innovent pour leurs projets de fin d’étude

Ils sont destinés à devenir chef de projet multimédia. Jeudi 26 janvier, onze étudiants de l’UFR STGI ont présenté publiquement Lire l’article

Défilement vers le haut

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Scannez avec votre smartphone

LeTrois, partout avec vous...

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Aller au contenu principal