Besançon : soupçonné d’abus sexuels, le directeur de l’école des Beaux-Arts suspendu

Le procureur de la République de Besançon a lancé un appel à témoins jeudi après de nouvelles dénonciations d'abus sexuels au sein de l'école des Beaux-Arts de Besançon,

Le directeur de l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon (Isba) a été suspendu après une enquête administrative relative à plusieurs dénonciations d’abus sexuels au sein de l’établissement, a annoncé jeudi la municipalité.

(AFP)

Le directeur de l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon (Isba) a été suspendu après une enquête administrative relative à plusieurs dénonciations d’abus sexuels au sein de l’établissement, a annoncé jeudi la municipalité.

L’enquête pénale, pour laquelle le procureur de la République Etienne Manteaux avait lancé un appel à témoins le 8 octobre, est de son côté toujours en cours. « Au vu des résultats de cette enquête, une décision de suspension du directeur de ses fonctions a été prise », a déclaré Aline Chassagne, adjointe à la culture de la ville et présidente du conseil administration de l’Isba, lors d’une conférence de presse aux côtés de la maire écologiste Anne Vignot.

Le directeur est un agent employé par la ville, il va donc dans un premier temps être réintégré dans un autre service avant d’être éventuellement sanctionné. Mmes Vignot et Chassagne n’ont pas souhaité donner davantage de précisions sur les faits précis reprochés à l’ancien directeur. Elles ont cependant évoqué « des faits concordants, répétés, graves, des manquements à ses obligations et un comportement inapproprié ».

"Ce genre d'agissement dans une école est inacceptable"

L’ancien directeur risque une sanction pouvant aller d’un simple blâme à une révocation. Il sera rapidement remplacé par un directeur par intérim. Outre le directeur, un autre agent, qui a depuis quitté ses fonctions, a été mis en cause pour avoir organisé des soirées au sein de l’école, ce qui « a pu porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens ». « Ce genre d’agissement dans une école est inacceptable », a insisté Mme Chassagne. Celle-ci a souligné que le ministère de la Culture avait été informé tout au long de la procédure.

Tous les éléments recueillis au cours de cette enquête administrative, au cours de laquelle plusieurs dizaines de personnels et d’étudiants ont été entendus, ont été transmis au procureur de la République, a précisé Mme Vignot. En revanche, par rapport à d’autres éléments qui avaient été soulevés, l’enquête a permis de conclure qu’il n’y avait « pas de faute dans la gestion budgétaire de l’établissement, même si elle peut être améliorée, et il n’y a pas de faits de racisme établis », selon Aline Chassagne. Mi-septembre, une page Facebook faisant écho au mouvement « Balance ton porc » avait été créée par un groupe d’étudiants de l’Isba pour dénoncer des faits de harcèlement ou d’agressions sexuelles commises, selon eux, par des « professeurs » et des « membres de l’équipe administrative », notamment pendant des soirées alcoolisées.

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