Besançon: Laurent Nunez attribue au bon travail des policiers la guerre de territoires

Tensions à Dijon: Nuñez promet une "extrême" fermeté face aux "voyous"

50 réseaux de trafic de stupéfiants ont été démantelés en 2019 sur l’ensemble de la circonscription de police de Besançon, a affirmé le secrétaire d’Etat à l’intérieur, lors d’une visite à Besançon ce vendredi.

(AFP)

50 réseaux de trafic de stupéfiants ont été démantelés en 2019 sur l’ensemble de la circonscription de police de Besançon, a affirmé le secrétaire d’État à l’intérieur, lors d’une visite à Besançon ce vendredi.

La guerre de territoires entre trafiquants de drogue à l’œuvre dans le quartier sensible de Planoise à Besançon est liée à l’action des policiers qui « éradiquent des réseaux », a estimé ce vendredi 31 janvier le secrétaire d’État à l’Intérieur, Laurent Nuñez.  Depuis novembre dernier, les règlements de comptes entre trafiquants de stupéfiants ont fait huit blessés par balle, âgés de 14 à 31 ans, dans ce  quartier de reconquête républicaine (QRR). Plusieurs enquêtes pour « tentative d’homicide » ont été ouvertes. Ces faits « sont directement liées à l’action que mènent les services de police : quand vous démantelez les réseaux (de trafic de stupéfiants), vous  créez du vide et la nature ayant horreur du vide en matière de stupéfiants, souvent d’autres équipes essaient de se réinstaller et il y a des guerres de territoires », a expliqué Laurent Nuñez lors d’un déplacement à Planoise.

"Tous les problèmes ne sont pas réglés"

« Aussi paradoxal que ça puisse paraître, quand il y a des événements de cette nature, c’est parce que les policiers travaillent bien et éradiquent des  réseaux », a-t-il ajouté. En 2019, « nous sommes passés ici à Planoise de 28 points de deal à 13 », a souligné le secrétaire d’État, précisant que 50 réseaux de trafic de stupéfiants avaient été démantelés en 2019 sur l’ensemble de la circonscription de Besançon. Il a « félicité » les policiers pour leur travail. « Cette action, nous allons la poursuivre de manière déterminée », a-t-il assuré, reconnaissant que « tous  les problèmes ne sont pas réglés ».

Mi-janvier, le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, notait que les tirs à Planoise étaient « le signe d’une nervosité très importante des délinquants ». Il évoquait alors plusieurs hypothèses : « Des équipes déstabilisées par les investigations de police judiciaire en cours depuis un an, d’autres équipes  essayant de s’installer ou une vrai lutte d’influence entre trafiquants  d’envergure ». Selon le magistrat, le taux d’élucidation des affaires judiciaires à Besançon « est de près de 10 % supérieur à la moyenne nationale (39% contre 30%) ».

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