Besançon : fin de l’enquête sur l’incendie criminel de la fourrière municipale

L’enquête sur l’incendie de la fourrière de Besançon, qui avait détruit en décembre 2019 près de 150 véhicules et un supermarché dans le quartier de Planoise, est close, a annoncé mardi le procureur qui requiert le renvoi devant la justice de sept suspects.

(AFP)

L’enquête sur l’incendie de la fourrière de Besançon, qui avait détruit en décembre 2019 près de 150 véhicules et un supermarché dans le quartier de Planoise, est close, a annoncé mardi le procureur qui requiert le renvoi devant la justice de sept suspects.

L’incendie criminel était lié aux violents affrontements armés entre deux bandes rivales qui se disputaient le contrôle du marché de la drogue dans ce quartier populaire, entre novembre 2019 et mars 2020. Le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de sept hommes âgés de 20 à 28 ans pour « tentative de destruction par incendie », « destruction par incendie » et « association de malfaiteurs ».

Trois d’entre eux sont actuellement placés en détention provisoire, trois autres sont sous contrôle judiciaire et un dernier, suspecté d’être le principal instigateur, est en fuite. Seulement deux des suspects ont reconnu leur implication dans les faits. Si la juge d’instruction suit ces réquisitions, un procès aura lieu dans environ deux mois, a précisé M. Manteaux.

Le 30 décembre 2019, quatre malfaiteurs cagoulés avaient tenté en vain d’entrer dans la fourrière municipale située en plein coeur du quartier Planoise. Ils avaient réussi le lendemain, menaçant les salariés avec des armes, et avaient mis le feu à une voiture volée. Les flammes s’étaient propagées, nécessitant la délicate intervention d’une quarantaine de pompiers. La voiture visée par les malfaiteurs était une BMW volée dans le Haut-Rhin. Elle avait été retrouvée par la police et placée en fourrière, alors que les enquêteurs ignoraient encore qu’elle avait servi lors d’un épisode de tirs à l’arme lourde quelques jours auparavant. Les malfaiteurs ont sans doute cherché à détruire l’ADN présent dans la voiture, selon le procureur.

Outre l’assassinat d’un mécanicien de 22 ans, victime collatérale, les règlements de compte dans le quartier Planoise avaient fait une douzaine de blessés, âgés de 14 ans à 31 ans. Le suspect en fuite à l’étranger dans l’affaire de l’incendie de la fourrière est également soupçonné par la police judiciaire de Besançon, en charge de l’enquête, d’être l’un des principaux donneurs d’ordre du clan à l’origine de cet assassinat.

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