Besançon: condamné pour vente de près d’une tonne d’armes, envoyées par La Poste

Munitions. Image par Republica de Pixabay

Des obus, des grenades, des fusils ou des munitions : 250 armes ou munitions ont été vendues entre 2018 et 2020.

(AFP)

Des obus, des grenades, des fusils ou des munitions : 250 armes ou munitions ont été vendues entre 2018 et 2020.

Un homme de 33 ans qui a reconnu avoir vendu des centaines d’armes, envoyées dans 80 colis d’un poids total de près d’une tonne, a été condamné à sept mois de prison avec sursis à Besançon, a indiqué le parquet ce vendredi 7 mai. Cet ancien artilleur passionné d’armes a été jugé jeudi par le tribunal correctionnel de Besançon pour « acquisition, détention et cession non autorisée d’armes » et « importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la sécurité publique », dans le cadre d’une comparution de reconnaissance de culpabilité.
Entre 2018 et 2020, il a vendu « 250 objets » tels que des obus, des grenades, des fusils ou des munitions à des clients généralement domiciliés à l’étranger, en Europe, « par passion et pour arrondir ses fins de mois », a indiqué le procureur de la République Etienne Manteaux lors d’une conférence de presse.
Le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) a été saisi de l’enquête en octobre dernier après la découverte par les douanes, au centre de tri postal de Saint-Priest (Rhône), d’un obus dissimulé dans un colis de 12 kilos.
Une perquisition menée au domicile de l’expéditeur, dans la périphérie de Besançon, a permis de découvrir 28 armes de guerre, dont certains obus et certaines grenades non percutés gardaient un potentiel explosif, 36 armes d’épaules et un important stock de munitions.
« Il s’agit d’armes plutôt anciennes, mais qui ne sont pas neutralisées et sont en état de fonctionner », note M. Manteaux. Celui-ci souligne le « risque que ces armes ne se retrouvent dans de mauvaises mains ».
Le trentenaire, un auto-entrepreneur sans antécédent judiciaire, a expliqué qu’il « recherchait des obus et des munitions dans les forêts aux environs de Besançon avec des détecteurs de métaux », a-t-il ajouté.

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