Belfort : la boxe thaïlandaise et le kick-boxing en lumière au Phare

Un gala international de boxe thaïlandaise et de kick-boxing est organisé samedi 9 novembre au Phare, à Belfort, par le club de boxe belfortain Royal team. C’est la 7e édition de cet évènement d’envergure, diffusé sur Canal + Sport.

Un gala international de boxe thaïlandaise et de kick-boxing est organisé samedi 9 novembre au Phare, à Belfort, par le club de boxe belfortain Royal team. C’est la 7e édition de cet évènement d’envergure, capté par Canal + Sport. Plus de 2 000 spectateurs sont attendus.

« On ne s’attendait pas à cette trajectoire », reconnaît Kader Cherfaoui, le président du Royal Team, un club de boxe à Belfort qui existe depuis 2006, regroupant de la boxe anglaise, de la boxe thaïlandaise et du kick-boxing. Le gala Lion Belt est né en 2011. Les retombées sont alors positives. Le club décide de reconduire l’évènement qui devient un gala international de boxeurs professionnels de renom. « Aujourd’hui, nous faisons partie du top 10 des galas français, alors que nous n’avons pas un gros budget », apprécie Kader Cherfaoui. La 7e édition est programmée ce samedi, avec 15 combats au programme et 4 heures de show. Les combats durent 3 rounds de 3 minutes. La soirée est captée par Canal + Sport et le spécialiste des sports de combat, Philippe Velghe, sera aussi de la partie pour les commentaires.  

Kader Cherfaoui est un passionné de boxe. Il la pratique depuis l’âge de 12 ans. « Tout de suite, j’ai su que c’était mon sport, après en avoir tenté d’autres », confie-t-il. À 17 ans, alors que son coach quitte le club, il passe les diplômes. Il obtient les dérogations et peut tenir une salle de boxe. Il se met aussi à coacher. En boxe thaïlandaise, ou Muay Thaï, les boxeurs peuvent utiliser les pieds, les poings, les genoux ou encore les coudes. En kick-boxing, on n’utilise que les pieds et les poings. Souvent, pour désigner ces disciplines, on parle de boxe pieds-poings. La boxe thaïlandaise, sport n°1 en Thaïlande, issue de l’armée thaïlandaise, a débarqué en France dans les années 1980.

Dénicher des talents

Le Lion Belt est le plus important gala de la région. Le plateau est relevé, accueillant des boxeurs français, italiens ou encore espagnol. On accueille notamment cette année Bevan Oguz, qui entame sa 2e saison professionnelle. Il a été formé à Belfort. Il vient de s’installer à Bangkok (Cambodge) pour continuer sa progression. Il suit en parallèle un master 2 en marketing. « Il est pétri de talents. C’est un bijou », estime Kader Cherfaoui, qui veut le choyer. C’est un boxeur « intuitif » et « ambitieux », relève de son côté Olivier Benamirouche, vice-président du Royal team, qui compte entre 250 et 300 licenciés. « Ce sont les caractéristiques d’un bon boxeur », confie-t-il. Les deux hommes sont très fiers de le retrouver dans la cité du Lion. Il est revanchard après une blessure au poignet qui l’a écarté des rings plusieurs mois.

Même si on dit des boxeurs qu’ils sont professionnels, ils ne vivent pas de leur passion pour autant. Professionnel n’est qu’un statut reconnu par la fédération. Il implique de nombreux sacrifices et de nombreux entraînements, en plus du travail, pour être compétitif. « Pour performer, il faut une préparation physique, mentale et alimentaire exigeante », certifie Kader Cherfaoui. Le club belfortain compte deux boxeurs ayant une licence professionnelle.

Évènement d’envergure dans la boxe française, le gala belfortain est surtout reconnu pour autre chose. « Le Lion Belt est réputé pour faire découvrir des boxers qui vont bientôt éclater », confie Kader Cherfaoui, qui scrute les galas, les combats et les vidéos pour dénicher ces boxeurs et les faire combattre à Belfort. Après, il va travailler pour créer des oppositions de style sur le ring. « Si tu mets un puncheur contre un technicien. Lequel va prendre le dessus », questionne le président. Le combat en décidera. « Kader fait un travail de recherche colossal pour connaître les boxeurs et leurs stratégies, salue Olivier Benamirouche. C’est la partie invisible du gala qui permet de fournir le plus beau des spectacles. » Justement, qu’est-ce qu’un beau combat ? « Quand tu n’as pas vu le temps passé », estime dans un premier temps Kader Cherfaoui. « Quand il y a du stress aussi », poursuit-il en souriant. L’issue doit être incertaine. Réponse samedi. Sur le ring.

Une octuple championne du monde

En 2014, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Royal team organise un tournoi de boxe spécialement pour les femmes. La presse spécialisée en parle et loue l’initiative. Il la pérennise en organisant un tournoi féminin à l’occasion du Lion Belt. Un tournoi de haut niveau, qui accueille notamment Inès Pilluti, incontournable en équipe de France. Elle fera son premier combat professionnel à Belfort. « C’est un futur talent », assure le président du Royal team. Le public découvrira aussi la Doloise Cindy Silvestre, huit fois championne du monde, sept fois en boxe thaïlandaise et une fois en kick-boxing. « Elle est plus connue en dehors de France qu’ici », sourit Kader Cherfaoui. Il a concocté des oppositions qui devraient créer un sacré spectacle, avec beaucoup de punch. « Ce sera un beau tournoi », assure-t-il. Les deux françaises seront opposées, chacune leur tour, à une Italienne. Puis il y aura une finale.

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