Belfort : des effectifs supplémentaires au commissariat de police

Le commissariat de Belfort enregistre l’arrivée de onze policiers pour seulement trois départs. Un évènement que l’on n’avait plus vu depuis plusieurs années. Cet effectif renforcé va permettre d’accentuer la lutte contre les stupéfiants, la priorité. Une mission dotée d’un nouvel outil de procédure pénale : l’amende forfaitaire délictuelle.

 

Le commissariat de Belfort enregistre l’arrivée de onze policiers pour seulement trois départs. Un évènement que l’on n’avait plus vu depuis plusieurs années. Cet effectif renforcé va permettre d’accentuer la lutte contre les stupéfiants, la priorité. Une mission dotée d’un nouvel outil de procédure pénale : l’amende forfaitaire délictuelle.

Le sourire était sur de nombreuses lèvres, ce jeudi matin, dans la cour du commissariat de Belfort. Le nouveau préfet, Jean-Marie Girier, est venu « réaffirmer le soutien inconditionnel » de la préfecture aux policiers. Et il a salué les nouveaux venus, au nombre de onze, alors que l’on n’enregistre que trois départs. Soit un solde positif de huit policiers supplémentaires pour le commissariat belfortain. « C’est très bien », apprécie le commissaire-divisionnaire Thomas Kieffer, directeur départemental de la sécurité publique.

Selon plusieurs voix, en interne, cela doit bien faire près d’une dizaine d’années que l’on n’a pas connu un recrutement aussi massif à Belfort. « Nos démarches de l’an passé auprès des parlementaires, où nous tirions la sonnette d’alarme sur les effectifs, sont bénéfiques », se félicite le bureau départemental du syndicat Alliance, heureux d’entendre cette nouvelle et estimant que « ça va dans le bon sens ». Mais « Ils en faut encore », précise toutefois le bureau.

Un nouvel outil

Ces effectifs supplémentaires vont pouvoir se concentrer sur l’une des priorités : la lutte contre les trafics de stupéfiants. C’est « une priorité majeure car cette activité irrigue [et] renforce la criminalité organisée et entraîne une appropriation de l’espace public qui détériore les conditions de vie et le lien social dans certains quartiers », note un communiqué commun de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et d’Éric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, en date du 31 août.

Les policiers peuvent s’appuyer depuis le 1er septembre sur un nouvel outil : l’amende forfaitaire délictuelle. Ce dispositif sanctionne « l’usage des stupéfiants » d’une amende forfaitaire de 200 euros (montant minoré à 150 euros et majoré à 450 euros en fonction du délai de paiement). « C’est gagnant-gagnant », apprécie le préfet. Pour la police, cela allège les procédures. Pour la justice, cela limite l’encombrement des tribunaux. « Et c’est délictuel, donc c’est inscrit au casier », poursuit le préfet. Dès mercredi, une équipe de la Bac a utilisé ce nouveau dispositif, constaté par procès-verbal électronique.

Un effectif total de 168 personnes

Le commissariat enregistre onze recrues : neuf fonctionnaires et deux adjoints de sécurité. Trois sont des femmes. Sur les neuf agents, six sont nommés dans les unités dédiées à la voie publique, dont deux à la brigade anti-criminalité (Bac), qui comprend huit policiers. Trois fonctionnaires de police rejoignent les unités d’enquête. L’effectif total du commissariat de Belfort est de 168 personnes.

« Cela permet de dégager du temps pour être davantage présent [sur le terrain] », salue également le préfet. Et cela libère aussi du temps pour l’enquête. Des enquêtes sur les stupéfiants qui ont enregistré de bons résultats ces dernières semaines. Le 9 juillet, un homme a été interpellé. Lors de la perquisition de son domicile, on a retrouvé 215 grammes de résine de cannabis, 33 grammes d’herbe et 43 grammes de cocaïnes. Le 10 août, au cours d’une enquête, les policiers ont mis la main sur 1,3 kg d’héroïnes, 94 grammes de codéines, qui sert à couper, et sur des munitions d’armes à feu.

« Nous souhaitons insécuriser le consommateur »

Ce nouvel outil permet de toucher les deux bouts de la chaine : vendeur et consommateur. Mais cette dynamique de simplification de la procédure pénale est-elle trop répressive ? Pour Jean-Marie Girier, cela permet surtout « d’envoyer un signal immédiatement » au consommateur, sans attendre la fin d’une longue procédure. Et cela « touche au portefeuille ». « Nous souhaitons insécuriser le consommateur. Ce ne sont pas des produits anodins. Il ne faut pas banaliser une quelconque consommation. Car même si elle est modérée, derrière ces réseaux, c’est la grande criminalité. » Thomas Kieffer embraie. En touchant le consommateur, « on s’attaque au trafic », résume le commissaire-divisionnaire.

Pour le préfet, cette action se fait donc au bénéfice « de la tranquillité de la vie d’un quartier ou d’un immeuble ». Et de rappeler finalement : « Il n’y a pas de petit trafic. »

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