Aux Eurocks, des kinés aux petits soins des artistes et des techniciens

Prévention, conseil, soin : une équipe de 3 kinésithérapeutes et 1 professionnel sont au petit soin des artistes pendant le festival depuis 15 ans.

Prévention, conseils, soins : une équipe composée de 3 kinésithérapeutes et d’un professionnel est aux petits soins des artistes pendant le festival. Mais aussi des techniciens, régisseurs et du personnel des Eurocks. Avec un but : proposer un moment spécifique d’accompagnement à chacun.

Ils sont 4 à intervenir auprès des artistes et des techniciens cette année aux Eurockéennes. 3 kinésithérapeutes : Éric Dufour, Laurence Dufour et Sylvain Rose. Et un professionnel chargé des plannings et d’expliquer les soins proposés : Antoine Dufour. Tout est parti d’Éric et Laurence, kinésithérapeutes dans le Doubs, il y a quinze ans. Ils se sont formés auprès de l’association Médecine des arts pour apprendre à soigner les maux des musiciens. Découvrir les spécificités des pathologies de chaque artiste. 

15 ans, donc, qu’ils sont présents à chaque festival des Eurockéennes pour prendre soin de tout le monde. Musiciens, artistes. Mais aussi techniciens, régisseurs. Et personnels des Eurockéennes. « Ce que l’on fait, ce n’est pas que de la détente. Il y a de la prévention, de l’accompagnement », expose Éric Dufour. « Notre travail ne se limite pas à masser, en clair », détaille en souriant son confrère Sylvain Rose. Ils agissent en donnant des conseils de prévention, des conseils d’échauffement, de postures,de diététique. « Plein de petites choses ! », rapporte le professionnel. 

 Localisés dans l’espace détente des artistes, les kinés proposent des séances, avant et après les représentation. « On est là depuis midi environ », narre Éric. « Jusqu’à plus soif », complète Sylvain en riant. Dans ses pensées un instant, Éric Dufour se remémore ses débuts : « Des formules, on en a testé ! Quand on a commencé, on courrait avec nos tables pliantes entre les 4 scènes.» Laurence Dufour complète en riant : « Oui, enfin, moi j’essayais.» Ils ont par la suite été placés dans des tentes à chaque scène. Avant d’avoir leur propre espace dédié, où passe chaque jour de très nombreuses personnes. « À part pendant les temps forts des concerts, on ne s’arrête pas.»

Pas de sacralisation

« Dans nos formations, nous avons acquis des connaissances sur  le milieu. Pour connaître les impératifs de leur métier, se faire une idée globale de leurs charges pour les guider et mieux les comprendre », détaillent les professionnels. Une précision qui attire et plaît aux différents musiciens et techniciens. « Ils sont toujours agréablement surpris d’avoir quelqu’un en face qui connaît les contraintes.» Antoine Dufour, qui est le premier intervenant que rencontrent les musiciens expose : « La plupart ne savent même pas que ça se fait. Ils sont curieux et contents de parler de leur problème.» 

Les gros artistes en sont friands. Les plus petits groupes regardent un peu inquiets, avant de se lancer, raconte Éric. Un petit manque de légitimité, peut-être, songe-t-il. « Ça, c’est pour nous ? », mime le kinésithérapeute. Oui, c’est pour tout le monde. « Du technicien de production au chauffeur de bus.» Et tout le monde est considéré de la même façon. « On fait du soin à la personne, pas à un artiste, et c’est ce qui fait la différence », expose Laurence Dufour. Pas de sacralisation, donc. Même si Éric confie, pour conclure, avoir eu, parfois, un léger émoi devant de grands artistes qu’il appréciait. Sans jamais rien laisser transparaître ; professionnalisme, avant tout ! 

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