Après 12 ans de travail dans les transports, il monte son entreprise de VTC à Belfort

Après 10 ans à travailler dans le secteur du transport, le belfortain Michael El Mekki a  décidé de créer sa propre entreprise de VTC en janvier. Quelques mois plus tard, il devient lauréat du concours Talents des Cités dans la catégorie création. Rencontre. 

Après 12 ans à travailler dans le secteur du transport, le belfortain Michael El Mekki a  décidé de créer sa propre entreprise de VTC en janvier. Quelques mois plus tard, il devient lauréat du concours Talents des Cités dans la catégorie création. Rencontre. 

Michael El Mekki a 39 ans. Belfortain, il a grandi dans le quartier Dardel La Méchelle avant de venir vivre aux Résidences. Son parcours scolaire, sa carrière : tout a été dirigé vers le commerce. « A une époque, j’ai travaillé chez Mcdonalds et je gérais des équipes de 20 personnes, avec des étudiants…», se remémore-t-il. Depuis 2010, il se dévoue dans le secteur du transport. « J’ai transporté des personnes en Espagne, en Italie, à Venise, à Londres », raconte-t-il. Il a aidé l’un de ses amis à développer son entreprise de transport en autocar, avant d’ouvrir lui-même sa propre entreprise de transport en janvier 2022, nommé My Transport. En juillet, il a remporté le premier prix du concours Talents des cités dans la catégorie création et la somme de 1 600 euros. Une aubaine pour sa trésorerie encore naissante. Et le début de son parcours dans l’auto-entreprenariat, accompagné par le BGE. 

Transport à la carte

« J’ai toujours été bercé là-dedans. Quand j’ai aidé mon ami à développer son entreprise, en 2017, il n’y avait qu’un seul autocar. Quand je suis parti, il y en avait 9. » Créer son propre bébé, il y pensait depuis longtemps. « En 2019, j’avais déjà l’idée en tête. Mais il y a eu le Covid.» 3 ans après, le voilà, à bord de son VTC 9 places, le sourire aux lèvres. Nuit, jour, dans le Territoire ou bien jusqu’à Lyon, Michael ne lésine pas sur les heures et les kilomètres pour trouver des clients et parfaire sa réputation naissante. 

« Les trois premiers mois, j’ai réussi à me tirer 740 euros en tout. J’étais à deux doigts de de vendre mon véhicule et de retourner travailler ailleurs », confie-t-il Mais il confie aussi sa niac d’avancer, en démarchant des entreprises pour transporter des clients. « Au début, personne ne me connaissait. Les gens étaient froids quand je proposais mes services.» Une place difficile à prendre. « Il a fallu passer beaucoup de temps au téléphone, aller les rencontrer.» Montrer, en clair, la détermination derrière ce projet. Petit à petit, il réussit à se faire une place. En transportant la compagnie Ushuaia France, mais aussi le rappeur Vegedream et le chauffeur de Stromaé pour les Eurockéennes. 

Il trouve les bonnes astuces pour attirer les plus jeunes. « Je propose des allez-retour pour les soirées en boite de nuit entre Belfort et Montbéliard en intégrant le prix du billet de la boîte de nuit dans mon tarif. » Et se débrouille pour travailler avec des compagnies d’hôtel comme Campanile, ou des compagnies d’assurance pour assurer le retour de personnes en panne. Et ce, peu importe la distance. 

Désormais, cela fait quelques mois que son entreprise fonctionne. Et il voit déjà la suite : détenteur depuis peu d’une licence Taxi, il est en train d’obtenir la suivante pour le stationnement. Il réfléchit aussi à une licence pour du transport médicalisé, pourquoi pas.  « Une chose après l’autre. Mais si ça marche, je pourrais toujours prendre quelqu’un avec moi à temps partiel.» Déterminé, il relève aussi les contraintes. Les charges, qui lui tombent progressivement dessus. Il en rigole : « Si je paye, c’est que je tire aussi des bénéfices et c’est le plus important.» Toujours disponible, il attend la reprise de septembre avec impatience pour retrouver plus d’affluence et de demandes. Pas le temps de finir la discussion, il repart pour une course. En route ! 

Le concours Talents des Cités, c’est quoi ?

Le concours Talents des Cités a été créé par le Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. Aujourd’hui, le concours est piloté et financé par Bpifrance dans le cadre du programme Entrepreneuriat Pour Tous. Il est ouvert aux entrepreneurs en devenir et en activité issus, ayant implanté ou souhaitant implanter leur activité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville  (QPV) et les quartiers de veille active (QVA).

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