Alain Seid milite pour une CCI du nord Franche-Comté

Dans un contexte difficile pour les CCI, Alain Seid, le président de la CCI du Territoire de Belfort, refuse tout projet de fusion avec des CCI voisine et milite pour une réflexion sur la construction d’une chambre consulaire à l’échelle du nord Franche-Comté.

Dans un contexte difficile pour les CCI, Alain Seid, le président de la CCI du Territoire de Belfort, refuse tout projet de fusion avec des CCI voisine et milite pour une réflexion sur la construction d’une chambre consulaire à l’échelle du nord Franche-Comté.

Les chambres de commerce et d’industrie traversent une période de profondes mutations de leur gouvernance. Une situation consécutive à la réduction de leurs ressources fiscales. La CCI du Territoire de Belfort veut conserver son statut de chambre de commerce et d’industrie territoriale (CCIT), conformément à ses statuts, confirmés au mois de mars.

Le président de la CCI 90, Alain Seid, rappelle dans un courrier que Le Trois a pu consulter, que des efforts sont menés depuis 2010 sur les coûts de fonctionnement de la structure, pour faire face « à ces ressources fortement dégradées ». Les projections financières, jusqu’en 2022, confirment la capacité de la chambre consulaire du Territoire de Belfort de répondre aux contrats d’objectifs et de moyens négociés par son réseau. Face à ce constat, l’assemblée générale de la CCI n’accepte aucune « fusions intempestives et irréversibles ». Dans son courrier, Alain Seid estime qu’une telle fusion menacerait le maintien « d’un niveau de compétences de proximité ». Tant auprès des élus que des entreprises. « Nous restons persuadés que, plus nous serons proches de nos ressortissants, plus les économies seront possibles à condition de poursuivre la mise en place d‘une bonne coordination régionale des services administratifs et des services opérationnels spécialisés, tels que l’international, le conseil sur l’innovation… » argumente-t-il.

Proximité

« Si la réduction des ressources fiscales peut inciter certaines chambres consulaires de Bourgogne-Franche-Comté à se rapprocher les unes des autres et à fusionner, d’autres CCI, dites de périphériques, ne souhaitent en revanche pas fusionner, écrit-il, avant de poursuivre : On assiste alors, en quelque sorte, à une volonté de fusion des territoires centraux, voire centralisateurs, face à une volonté de proximité sur le territoire des CCI basées en périphérie. »

Alain Seid prévient qu’il ne comprendrait pas que soit imposé une fusion de la CCI du Territoire de Belfort avec ses voisines franc-comtoises, qui « reviendrait à diviser notre région en deux, Bourgogne d’un côté et Franche-Comté de l’autre, et ainsi nier le rôle de la CCIR (chambre de commerce et d’industrie régionale, NLDR) ». Alain Seid rappelle qu’il est ouvert à la construction d’une entité consulaire commune à l’échelle du nord Franche-Comté, « en adéquation avec le bassin d’emplois et d’entreprises qui [le] caractérise ».

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