Affrontements armés à Besançon: l’un des principaux suspects interpellé en Espagne

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Son interpellation intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « tentative d’assassinat » et « trafic de drogue » qui a déjà mené à la mise en examen de 52 suspects.

(AFP)

Son interpellation intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « tentative d’assassinat » et « trafic de drogue » qui a déjà mené à la mise en examen de 52 suspects.

Un homme de 28 ans, suspecté d’avoir participé à des fusillades entre bandes rivales dans le quartier de Planoise en 2019 et 2020 à Besançon, a été interpellé en Espagne alors qu’il était en fuite, a indiqué ce jeudi 11 mars le procureur de Besançon.
Cet homme au lourd passé judiciaire a été interpellé le 28 février par les policiers français et espagnols, alors qu’il se trouvait dans un luxueux hôtel de Barcelone avec sa petite amie, a indiqué le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux lors d’une conférence de presse.
La justice espagnole se prononcera « dans les jours qui viennent » sur son extradition vers la France, où il sera présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen, a-t-il ajouté.
Son interpellation intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « tentative d’assassinat » et « trafic de drogue » qui a déjà mené à la mise en examen de 52 suspects, dont 25 ont été placés en détention provisoire dans l’attente d’un procès qui pourrait se tenir « d’ici fin 2021 », a estimé M. Manteaux.

Un premier mandat d'arrêt européen en 2017

L’homme interpellé est suspecté d’être l’un des principaux leaders d’une des deux bandes rivales qui se sont affrontées entre novembre 2019 et mars 2020 à Besançon pour le contrôle du trafic de stupéfiants dans le quartier populaire de Planoise. Cette guerre de gangs avait donné lieu à seize épisodes de coups de feu, faisant une douzaine de blessés et un mort.
« Son interpellation est un signal très fort envoyé par la police et la justice aux deux ou trois individus encore recherchés » dans ce dossier confié à la section de police judiciaire de Besançon, en co-saisine avec la sûreté départementale, a déclaré le procureur.
Le suspect avait été convoqué en 2017 devant le tribunal correctionnel de Besançon pour une affaire de violences aggravées. Il ne s’était pas présenté et avait été condamné en son absence à une peine de trois ans de prison. Alors en fuite, un premier mandat d’arrêt européen avait été délivré à son encontre.
Mais les enquêteurs savaient qu’il revenait régulièrement à Besançon. A deux reprises, en 2018 et 2019, il est soupçonné d’avoir foncé en voiture sur des policiers essayant de le contrôler, sans toutefois les blesser. Deux enquêtes préliminaires pour « tentative d’homicide » sur des policiers avaient été ouvertes.
« On n’a pas oublié cet individu en fuite permanente depuis 2017 », a souligne M. Manteaux.

Quant au maire de Chèvremont, Jean-Paul Moutarlier, il s’est interrogé sur l’opportunité d’étaler des projets d’investissements, voire d’en remettre en cause, afin de se recentrer sur économie, l’hydrogène, la politique de l’habitat.

Damien Meslot, président du Grand Belfort, a répondu à ses opposants : « Effectivement nous sommes désorientés devant ce que l’État nous propose : suppression de la taxe d’habitation, avec une compensation intégrale, mais l’Etat ne notifie pas ce que nous allons toucher. Et j’ai des doutes sur la parole de l’État ». Sur La CVAE, il estime que les recettes vont augmenter grâce à la nouvelle maison de santé au Techn’hom (150 000 €), la construction de Vectura à Fontaine pour lequel il parle de 300 emplois. A l’Aéroparc, il rappelle aussi l’implantation de Comafranc, d’Isthy, Vectura, Velog « avec 1000 emplois , et de discussions en cours avec une « autre plate-forme franco-espagnole » et avec MacPhy.
Son inquiétude porte plus sur la CFE, liée à l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises.

Damien Meslot a également défendu la dette : « La dette augmente, oui, mais quand on acquiert des biens, on crée de l’actif pour la collectivité ». Et de citer la nouvelle piscine aux Résidences. Il a rappelé que la hausse est également liée au financement de 10 millions d’euros conservatoire lancé par l’ancienne majorité ou encore le rachat des parts Tandem, lié à la loi NoTRE.
« Et la période n’est pas mauvaise pour emprunter, avec des taux à 0,30% à taux fixe. Cela permet d’enrichir le patrimoine du Grand Belfort, alors que les taux sont faibles ».
Pour répondre au maire de Chèvremont, il a affirmé sa volonté de maintenir les investissements pour soutenir les entreprises et en raison de la « concurrence des territoires ». « L’Etat n’aime pas les agglomérations comme nous et concentre ses aides sur les grandes métropoles. Donc il faut investir pour ne pas décrocher.  Nous attirons massivement de nouvelles entreprises. Notre questionnement est aujourd’hui « Comment faire pour trouver de nouveaux terrains à proposer aux entreprises ? ».

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