À Belfort, l’Esta poursuit sa croissance à un rythme soutenu

Esta fab, atelier de l'école supérieure des technologies et des affaires (Esta)

De nouvelles salles. De nouveaux partenariats. Des labels qui assoient sa formation. À l’occasion de cette rentrée 2020, l’école supérieure des technologies et des affaires (Esta) surfe sur une dynamique positive.  

De nouvelles salles. De nouveaux partenariats. Des labels qui assoient sa formation. À l’occasion de cette rentrée 2020, l’école supérieure des technologies et des affaires (Esta) surfe sur une dynamique positive. Le point.

330 étudiants ! Dont 115 nouveaux. C’est le nombre d’étudiants qui ont faire leur rentrée à l’école supérieure des technologies et des affaires (Esta), à Belfort, au mois de septembre. « Soit une hausse de 25 % sur les deux dernières années », apprécie Laure Viellard, directrice de l’établissement d’enseignement supérieur. Le diplôme délivré par l’école s’intitule dorénavant Ingénieur d’affaires industrielles ; un nom plus court, qui capitalise sur le mot ingénieur, qui n’est plus seulement réservé aux écoles liées à la commission des titres d’ingénieurs (CTI). Surtout, l’école a renouvelé son visa Bac +5 pour les quatre prochaines années. « On a reconnu la qualité de notre pédagogie, de notre recherche et de notre modèle autour de la double compétence », salue Laure Viellard.

Immersion

Depuis sa création, en 1986, l’école a bien grandi. Mais elle n’oublie pas d’où elle vient. Ses premiers enseignements ont été distillés dans l’ancienne gare des Chemins de fer d’intérêt local, juste derrière l’actuelle école, au pied du mur d’enceinte de la vieille ville. Cette année, l’école réinvestit le lieu pour ses formations. Elle y a installé deux nouvelles salle : l’Esta Fab et le Digital Lab. La première est un véritable atelier. On y trouve une tour à commande numérique, une fraiseuse, mais aussi une imprimante 3D. C’est un lieu dédié aux travaux expérimentaux. Les étudiants sont « en immersion », explique Daniel Schlegel, enseignant-chercheur en technologie-conception. Une manière de se préparer à l’univers industriel. L’Esta Fab sera aussi « développé par les étudiants », insiste Daniel Schlegel.

Autre outil flambant neuf, le Digital Lab, qui permet de réaliser des travaux pratiques liés à la technologie digitale : réalité virtuelle, réalité augmentée, modélisation, conception assistée par ordinateur… « Les étudiants retrouvent l’environnement de l’entreprise », apprécie Sylvain Sagot, enseignant-chercheur en informatique. Ces deux espaces ont été conçus en partenariat avec HLP, société de conseil et de solutions digitales et visuelles. Près de 40 000 euros d’équipements ont été installés dans ces deux salles. L’école a bénéficié de soutiens pour cet investissement.

Double diplôme avec une école allemande

Depuis septembre, l’Esta propose un double diplôme grâce au partenariat signé avec TH Aschaffenburg (UAS), en Allemagne. « Les Estaliens du parcours Grande École peuvent passer une année complète en Allemagne et obtenir avec leur diplôme d’ingénieur d’affaires industrielles, le bachelor of engineering in international technical sales management de la TH Aschaffenburg (UAS) », détaille l’Esta. C’est le 2e double diplôme possible à l’Esta, après celui signé en 2017 avec l’UAS de Turku, en Finlande.

Un amphithéâtre en projet

Une troisième salle a été inaugurée à l’occasion de cette rentrée : la salle Medtronic, qui scelle un partenariat avec le leader mondial des technologies, solutions et services médicaux. La société américaine – dont la présidente, France Laurence Comte-Arassus, a fait l’Esta – est connue notamment pour ses solutions techniques pour le cœur, comme le pacemaker. « Chaque seconde, 2 personnes bénéficient de notre technologie dans le monde », confie Audrey Amiot, Early Career Program Manager de l’industriel américain. La cadre appuie la spécificité de l’Esta : former des étudiants à des compétences d’ingénieur et de vente. Un élément important pour une entreprise comme Medtronic, amenée constamment à former les utilisateurs de ses technologies.

La salle s’appuie sur un écran tactile, des équipements de son et de l’image de haut niveau ; « le nec plus ultra », sourit Laure Viellard. Le mobilier, made in France, a été particulièrement étudié pour être évolutif et favorisé le travail en groupe. Des conditions d’enseignement qui permettront aussi de réagir s’il faut assurer des cours à distance, comme au printemps, où « nous avons réussi à délivrer tous les cours et à organiser les partiels », félicite la directrice.

Laure Viellard, directrice de l'école supérieure des technologies et des affaires (Esta).
Laure Viellard, directrice de l'école supérieure des technologies et des affaires (Esta).

Cette salle a été aménagée au rez-de-chaussée de ce bâtiment bleu qui juxtapose la chambre de commerce et d’industrie (CCI). Il a été construit à la place des anciens bains-douches, créés en 1905 à côté du marché Fréry. Dorénavant, l’école prend possession de l’ensemble des étages de ce bâtiment ; le rez-de-chaussée a été occupé plusieurs années par Sifco, un organisme de formation. Un projet de réaménagement de salles est sur les rails et la construction d’un amphithéâtre de 96 places est programmé.

Dans cette dynamique, l’obtention du label Enseignements supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) apparaît comme une cerise sur le gâteau. Au printemps, 63 établissements français pouvaient revendiquer ce label, qui ne peut être attribué qu’à des associations, fondations reconnues d’utilité publique ou syndicats professionnels. « L’établissement doit justifier d’une gestion désintéressée et s’engager sur le caractère non lucratif de son activité », explique l’Esta. Un contrat est également signé fixant les objectifs stratégiques de l’établissement « pour répondre aux priorités nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche », poursuit l’Esta.

Au cœur de l’entreprise

L’Esta vient de signer un partenariat avec l’union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Franche-Comté pour porter les contrats d’apprentissage des étudiants de l’Esta. Dorénavant, la 5e année est aussi proposée en apprentissage, suivant deux rythmes : continu (1 semestre à l’école, 1 semestre en entreprise) ou alterné tout au long de la période de contrat. Ils sont 40 étudiants à avoir retenu cette possibilité. « Et nos étudiants plaisent aux entreprises », se réjouit Laure Viellard. Autre programme en faveur de l’entreprise, le volontariat territorial d’entreprise (VTE). « Jusqu’au 28 février 2021, la prime alternance mise en place par l’État en juillet permet aux entreprises d’obtenir 8 000 euros pour le recrutement d’un Estalien de dernière année », relève également l’école. Celle-ci a également signé la charte VTE avec la BPI. « Nous avons encouragé nos 5e année dans cette voie, en les invitant à aller dans des PME locales », confie Laure Viellard. 5 contrats ont été signés dans ce cadre. Les PME et ETI éligibles peuvent bénéficier d’une prime supplémentaire de 4000 euros.

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