Depuis le mois d’avril, l’Hôpital Nord Franche-Comté (HNFC) utilise une nouvelle chaîne laboratoire de biologie médicale. Cela faisait dix ans que le plateau technique était installé à Trévenans (lire notre article). Il avait été le résultat de la fusion entre deux laboratoires de Belfort et Montbéliard.
« Nous avons consolidé ce que nous faisions déjà avant », souligne le docteur Pascale Dussert, cheffe du service du laboratoire de biologie médicale. Le laboratoire fonctionne 24h/24 et 7j/7. En 2025, le laboratoire a réalisé 39,5 millions d’actes de biologie. Des tests ont été effectués à la fois pour les patients de l’HNFC mais aussi ceux du Mittan, le centre hospitalier, Le Chênois et d’autres établissements partenaires.
Éviter les arrêts d’analyses
La chaîne de laboratoire demandait pourtant à être modernisée. L’hôpital de Trévenans s’est tourné vers la société QuidelOrtho pour l’aménagement. Un des gros enjeux était les pannes au niveau de certains automates. Avant, le laboratoire possédait deux automates donc qu’en un tombait en panne, les analyses étaient en attente. « C’est vraiment compliqué, il fallait prévenir les urgences que pendant deux heures, il n’y aurait pas de résultats », témoigne le docteur Marie Zanusso.
Avec la nouvelle chaîne, trois automates ont été installés. SI l’un deux tombe en panne, les autres peuvent prendre le relais. « Nous avons toujours des pannes, mais les résolutions sont plus rapides et ce sont de plus petites pannes moins bloquantes », précise le docteur Marie Zanusso. Depuis avril, les analyses ne sont plus stoppées totalement, la cadence est seulement ralentie en cas de problème.
Optimiser l’espace de travail
« Ce qui change, c’est que nous avons plus d’espaces qu’avant », souligne la cheffe de service. L’équipe du laboratoire est composée de 40 techniciens : 20 au niveau hématologie et 20 au niveau biochimie. Le plateau technique a été imaginé pour éviter toutes les tâches inutiles avec des espaces bien définis.
« On évite autant que possible toutes les tâches sans valeur ajoutée qui peuvent être dangereuses pour les personnes puisque nous manipulons du sang », met en lumière la cheffe de service. Lorsqu’un échantillon arrive au laboratoire, il est déposé sur un rail qui le guide tout le long du processus d’analyse. Cela ne veut pas dire que le laboratoire va faire davantage d’analyses par jour. Mais cela permet d’éviter les engorgements comme par exemple au moment de l’arrivée des dossiers de dialyse.
Moins d’eau, mais toujours des déchets
Un nouveau mode de fonctionnement est arrivé : la chimie sèche. Concrètement, l’analyse des échantillons ne se fait plus à partir d’eau. Grâce à cela, le laboratoire pourrait passer d’une consommation d’eau annuelle de 600 m3 à 1,5 m3. L’hôpital Nord Franche-Comté et la société QuidelOrtho, travaillent encore ensemble pour améliorer le laboratoire. « On s’est passé de l’eau mais on a encore beaucoup de déchets solides », soulève le docteur Marie Zanusso. La chimie sèche, bien que moins coûteuse en eau, génère davantage de déchets. L’hôpital réfléchit pour créer une filière de gestion de ces derniers.