12 h 35.- Le groupe majoritaire à la Région (socialistes, écologistes, communistes, radicaux et divers gauche) apporte son soutien aux lycéens.
« La jeunesse s’inquiète à juste titre pour son avenir, alors que les conditions d’apprentissage se dégradent du fait de moyens insuffisants alloués par l’État à l’Éducation nationale et à l’Enseignement supérieur. Cette mobilisation est non seulement légitime, mais elle est utile à toute la société.
La Région Bourgogne-Franche-Comté, qui s’attache avec ses responsabilités et dans le cadre de ses compétences à apporter les meilleures conditions d’apprentissage aux lycéennes et lycéens, comprend totalement les aspirations de cette jeunesse à être éduquée et formée, à être entendue face aux difficultés qu’elle connait.
Nous demandons que le droit des lycéens et des étudiants à manifester et à exprimer des revendications légitimes d’amélioration de leurs conditions d’études soit respecté.
L’usage des moyens des forces de l‘ordre doit être mesuré et adapté à des manifestants mineurs.
La très grande majorité d’entre elles et eux refusent toute violence et a pour seule ambition la prise en compte de ses revendications pour des conditions d’études les plus sereines. La promesse républicaine, celle de garantir des rassemblements sécurisés et la liberté d’expression pour toutes et tous, doit être tenue. »
12 h 30.- La FCPE 90, dans un communiqué adressé aux représentants légaux des lycéens, s’oppose aux violences et invite les parents à échanger avec leurs enfants: « Nous tenons à rappeler que la défense des idées ne doit pas être synonyme de violence contre les personnes ou les biens matériels, écrit la FCPE. En effet, ces derniers jours sur la voie publique des vies ont été mises en danger par des jets d’acide, des vidéos circulent en montrant des interpellations policières violentes, des gaz lacrymogènes sont utilisés, un élève a été blessé par un tir de caillou de ses camarades…
Nous condamnons la violence d’où qu’elle vienne ! La dispersion d’un mouvement n’est pas la discussion !
Il ne faudrait pas que, sous le seul prétexte de ces violences, les revendications légitimes et pertinentes des jeunes soient oubliées alors qu’elles doivent être écoutées et entendues pour pouvoir faire progresser le service public d’éducation. Nous invitons nos jeunes à utiliser leur droit au dialogue sur leurs revendications avec leur chef d’établissement.
Faisons confiance à nos jeunes qui sont capables de mener une mobilisation pacifique et constructive dans le cadre du droit pour défendre leurs conditions d’apprentissage qui sont, nous ne le savons que trop, dégradées.
Nous redoutons des tentatives de manipulation politique et invitons chaque élève à la vigilance : les éventuels manipulateurs ne seront, eux, pas inquiétés.
La défense du service public d’éducation et l’intelligence collective des jeunes valent mieux que cela et nous vous invitons à en parler en famille afin d’éviter un épouvantable incident. »
12 h 15.- La préfecture du Territoire de Belfort indique que « plusieurs usages de grenades lacrymogènes ont été nécessaires suite à des jets de projectiles, afin de disperser les auteurs et de protéger les forces de l’ordre, déployés en sécurisation des établissements.
• 4 interpellations ont été réalisées.
• Aucun tir de LBD n’a été effectué.
• Les accès aux établissements sont restés ouverts pour les élèves qui souhaitaient assister aux
cours.
• 4 blessés légers au sein des forces de l’ordre »
Devant le lycée Gustave Courbet, des centaines de lycéens manifestent où des affrontements avec les forces de police ont lieu. Certains étudiants sont présents. Au sol, des traces de brulés sont présentes. « On manifeste contre notre emploi du temps, le manque de climatisation, le manque de profs … », liste des lycéens de Courbet (lire notre article). « On a déjà fait des manifestations mais là il y a beaucoup plus de monde », observe un jeune du lycée Follereau.
12 h.- Le mouvement des lycéens et tentatives de blocage des lycées ont repris dans les établissements belfortains ce jeudi 1er octobre, dès 7 h 30 (lire notre article).
Selon la préfecture, environ 200 manifestants se sont présentés devant le lycée Courbet et quelques tentatives de dégradation ont été commises, ainsi que des jets de cocktail molotov. La police a répliqué par le jet de lacrymogènes. Le proviseur lu lycée a déclenché le plan de protection et de mise en sécurité du lycée, ce qui entraine le confinement des lycéens en cours. Aucune entrée ni sortie de l’établissement n’est possible. Un cordon de police a été déployé devant l’entrée du lycée.
Une centaine de jeunes se sont également réunis dans le secteur du lycée Follereau et du lycée Condorcet. Là aussi, la police signale des jets de projectiles, des incendies de poubelle et d’une haie chez un particulier.
10 h.-Lors d’une conférence de presse ce jeudi matin, le procureur de Belfort a indiqué que 5 personnes étaient toujours en garde à vue, dont 3 mineurs de 15 à 16 ans. L’un a été interpellé ce jeudi matin suite au jet de cocktails molotov aux abords du lycée Follereau. Ce jeune est également poursuivis pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et dissimulation volontaire de son visage.
Les deux autres mineurs ont été interpellés la veille, mercredi 30 septembre. L’un pour jet de projectile sur les policiers et l’autre pour avoir mis le feu à une poubelle. Deux majeurs, ont également en garde à vue depuis mercredi.
Par ailleurs, deux majeurs interpellés le 29 septembre à Belfort (18 ans et 18 ans et demi) seront présentés en comparution immédiate ce jeudi après-midi au tribunal de Belfort. Les deux jeunes adultes sont sans antécédents judiciaires. Concernant les mineurs, ils seront présentés devant le tribunal pour enfants en début 2027.
La préfecture du Territoire de Belfort indique qu’une centaine de représentants des forces de l’ordre et des pompiers ont été mobilisés ce jeudi. À Belfort, les forces de police sont soutenus depuis ce matin par une unité de force mobile. Entre mardi et jeudi matin 8h16, 18 interpellations ont été effectuées.
La préfecture du Doubs indique quant à elle que » plusieurs rassemblements pacifiques se tiennent à proximité de lycées du département, notamment à Besançon et Montbéliard. Les forces de sécurité intérieure sont en lien avec les chefs des établissements concernés et assurent une présence à leurs abords afin de prévenir tout acte de violence ou dégradation urbaine et d’assurer à la majorité des élèves un libre accès à leur classe. Des incidents ont parfois été provoqués par des groupuscules cherchant la confrontation avec les forces de l’ordre. »
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