En ce mois de septembre, les conseillers départementaux du Doubs réunis ce lundi 27 septembre ont pris connaissance du bilan du Service départemental d’incendie et de secours 25. Le général du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), Stéphane Beaudoux, l’assure: depuis le 1er janvier, les sapeurs-pompiers n’ont pas été épargnés (lire notre article). « On sent depuis le début de l’année à nouveau une hausse des interventions que nous arrivions à juguler. »
Entre le 1er janvier et le 31 juillet, le Sdis enregistre + 10,08 % d’activité opérationnelle globale dont + 7,6 % de secours à la personne. Face à ces augmentations, Christine Bouquin, présidente du conseil départemental du Doubs, compte allouer davantage de budget au service. « Ça sera a minima 5 % d’augmentation pour renforcer les hommes et donner les moyens qu’il faut. »
52 hectares partis en fumée
Les 3 000 sapeurs-pompiers, les 35 camions citernes ruraux et les 19 camions citernes feux de forêts sont intervenus notamment cet été lors d’incendies. « C’est la première année que nous avons autant d’hectares brûlés dans le Doubs », déplore Le général Stéphane Beaudoux. Au total, 52 hectares sont partis en fumée dont 25 hectares de forêt. En parallèle, plus de 100 sapeurs-pompiers ont été mobilisés durant l’été pour soutenir, soit les feux partout en France.
Autre événement majeur de cette saison estivale, l’épisode de grêle du 27 août. Dans la soirée, le Sdis a répondu à plus de 1 300 appels. Durant cinq jours, entre 100 et 130 sapeurs-pompiers ont chaque jour été sur le terrain pour porter assistance et bâcher les toits du territoire.
80 % des opérations sont des secours à la personne
« Ça a été un été particulièrement chargé pour nos pompiers », souligne le général. Puisqu’en plus des feux et de l’épisode de grêle, le Sdis a dû faire face à une augmentation globale des interventions de secours. Ces opérations représentent 80 % de leur travail. Cette augmentation peut s’expliquer par le vieillissement de la population avec de plus en plus de maintien à domicile. En 5 ans, le Sdis a augmenté ses interventions de relevage à domicile de 25 %.
La désertification médicale joue aussi un rôle. « Quand on n’a pas de médecins en milieu rural, la seule solution est d’aller à l’hôpital », insiste le général. Ce dernier observe également sur le terrain les effets de l’individualisme. « Quand vous aviez une entorse sur un match de foot, avant c’était le père du copain qui amenait directement à l’hôpital. »
Les pompiers étaient jusque-là épaulés par les ambulances privées. Mais, les interventions d’urgence ne peuvent pas être rentables pour les privés. « Lorsqu’un ambulancier va chercher une victime, il est payé à partir du moment où il l’a prise en charge », explique le général. Si le centre 15 envoie les privés chercher une victime à plusieurs kilomètres, ce sont des frais qui ne sont pas compris dans son forfait.
Christine Bouquin a renouvelé son soutien envers le Sdis. Elle proposera dans le budget 2027 de revoir à la hausse les moyens alloués au service départemental d’incendie et de secours.