« On ne reconnaît rien », chuchote-t-on dans le service d’accueil des urgences de l‘hôpital Nord Franche-Comté (HNFC). Après huit mois de travaux, cette première tranche des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital est terminée (lire notre article). Points clés de cette rénovation : améliorer l’accueil des patients et les conditions de travail des professionnels. Le transfert des services dans les nouveaux locaux est prévu pour le 16 juillet.
À l’entrée de l’accueil, se trouvent plusieurs cabines vitrées où les patients et les membres de l’administration peuvent échanger. Dans cette nouvelle zone, le secrétariat pour les sorties et les entrées se fait au même endroit. Permettant ainsi une simplification de la prise en charge pour les patients. « Mutualiser les équipes, cela permet de s’entraider en cas de forte affluence, d’un côté ou de l’autre », assure le docteur Charles-Eric Lavoignet, chef du pôle parcours médical. À cela s’ajoutent deux salles d’attente pour les patients d’une capacité de 40 personnes. Autre nouveauté, un accès direct depuis l’accueil des urgences au service gynécologique. Toujours avec la volonté de simplifier le parcours des patients.
Éviter les engorgements des urgences
Grâce à l’extension, la surface de service a augmenté de 500 m2. Une hausse non négligeable au vu du nombre de patients qui passent chaque jour par les urgences. « Quand nous avons travaillé à la conception de ce nouvel hôpital il y a une vingtaine d’années, nous avions dimensionné le capacitaire en lit d’hospitalisation et celui des urgences avec 180 passagers adultes par jour », retrace Pascal Mathis, directeur général de l’HNFC. Aujourd’hui, l’hôpital de Trévenans enregistre une cinquantaine de personnes supplémentaires par jour. À cela s’ajoutent les pics d’affluence en cas d’épidémies ou comme en ce moment, les périodes de canicule. « Tous les jours, c’est près de 240 patients qui passent aux urgences », annonce le directeur général.
Face à l’engorgement des urgences, le docteur Charles-Eric Lavoignet émet des solutions. L’idée n’est pas d’agrandir l’hôpital au fur et à mesure mais de travailler en parallèle sur des alternatives de prise en charge. « Il y a trop de sollicitations du service des urgences pour des pathologies qui n’en ont pas besoin. » Mais surtout, ce que le docteur nomme le « nerf de la guerre » : la difficulté d’obtenir des lits d’hospitalisation pour les patients qui ont été aux urgences.
Une deuxième et troisième phase de travaux en 2027
Après cette première phase des travaux, deux autres vont suivre. Il est prévu, entre juillet 2026 et juin 2027, l’aménagement du nouveau circuit long. « On va attaquer la phase la plus importante puisqu’elle va générer une extension plus conséquente », explique Pascal Mathis. Ensuite, de juillet à novembre 2027, cela sera au tour du circuit court d’être réaménagé.
Le coût de cette opération s’élève à 7,8 millions d’euros toutes taxes comprises. Un million est financé par le Ségur. « Il y a six millions qui sont financés par autofinancement et sans emprunt », souligne le directeur de l’hôpital.