(AFP)
« Le nombre de Bourguignons-Francs-Comtois qui travaillent en Suisse reste au plus haut, mais augmente peu en 2025, selon une étude conduite par l’Insee Bourgogne-Franche-Comté à partir des données de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Il diminue même dans le Haut-Doubs et le pays de Montbéliard ».
Fin 2025, l’Insee indique que 48 450 personnes habitant en Bourgogne-Franche-Comté travaillaient en suisse, alors qu’ils étaient 38 000 fin 2020. Le nombre de frontaliers a augmenté de 0,5 % en 2025, alors que la hausse annuelle était de 8 % par an entre fin 2020 et fin 2023.
En 2025 comme en 2024, l’emploi frontalier ralentit davantage dans la région qu’au plan national, observe l’Insee. Cet organisme estime que la forte hausse des droits de douane aux États-Unis pèse sur les industries suisses, très exportatrices. Cette conjoncture continue de pénaliser l’horlogerie, mais aussi les autres industries manufacturières. Or l’industrie emploie 40 % des habitants de Bourgogne-Franche-Comté qui travaillent en Suisse.
La santé et l’action sociale continuent de recruter
« Toutefois, nuance l’Insee, côté suisse, les métiers de la santé et de l’action sociale recrutent de plus en plus en Bourgogne-Franche-Comté. Restent dynamiques aussi, les secteurs du commerce et de l’hôtellerie-restauration, ou encore des services aux entreprises, comme le nettoyage des bâtiments et l’informatique. Le nombre d’emplois frontaliers continue ainsi de croître dans le canton de Vaud, dont l’économie est plus diversifiée ».

