Le taux de chômage a augmenté de 0,7 points en 2025 dans le Territoire de Belfort, le portant à 9,5 %. Le département est celui qui connaît le plus fort taux de chômage de la région Bourgogne – Franche-Comté. Le taux de chômage moyen de la région est de 7,1 % en Bourgogne – Franche-Comté, et de 7,9 % en France.
Dans ce triste classement régional, l’Yonne est deuxième avec un taux de chômage de 7,9 % (+ 0,8% en 2025). Pour les autres départements concernés par l’Aire urbaine nord Franche-Comté, le Doubs est à 7,7 % de chômage (+ 0,8 % en 2025) et à 7,2 % en Haute-Saône ( + 0,7 % en 2025). Ces chiffres proviennent de l’étude conjointe de l’Insee et de l’Urssaf sur la situation économique de la Bourgogne – Franche-Comté en 2025.
6310 emplois perdus en 2025 dans la région
ans la droite ligne de ces premiers chiffres, le Territoire de Belfort est celui qui a perdu le plus fort pourcentage d’emplois salariés : – 1,4 %. La baisse est de -0,9 % dans le Doubs, et de – 0,8 % en Haute-Saône. Au total, 6310 emplois ont disparu en 2025 dans la région, qui compte 988 900 emplois salariés.
L’évolution de l’emploi public est presque stable (-0,1%), et c’est l’emploi privé qui marqué le pas, avec 6150 emplois perdus, soit -0,8% sur l’année.
L’emploi est en recul dans le secteur tertiaire –0,6%), dans le commerce (-1%), l’industrie (-0,9%). L’interim baisse fortement, à – 2,8 %. Le secteur de la construction a semblé repartir, avec une hausse de 25 % des permis de construire, mais ils tardent à se concrétiser : les mises en chantier sont restées dans la région, alors qu’elles augmentent en 2025 en France. La construction a finalement perdu 1,2% de ses effectifs en 2025.
Plus positif, en 2025, le recours à l’activité partielle a continué de baisser dans la région: 960 000 heures indemnisées en 2025 contre 1,8 millions en 2024. Le nombre de frontaliers a augmenté de 0,5 %, avec 48 300 frontaliers fin 2025 en Bourgogne – Franche-Comté.
La crise au Moyen Orient risque de relancer l’inflation
L’étude de l’Insee et de l’Urssaf souligne que la situation économique française semblait s’améliorer en 2025, avec une progression de l’inflation revenue à la normale, une reprise des échanges économiques mondiaux, et des études de conjonctures favorables en début d’année.
La crise au Moyen Orient pourrait tout remettre en question. Si la hausse du prix du pétrole se fait immédiatement ressentir pour les automobilistes, ses conséquences induites n’interviendront qu’au deuxième, voire au troisième trimestre : c’est alors que les entreprises vont réellement répercuter la hausse des prix de l’essence.
L’Insee craint ainsi une reprise de l’inflation et un ralentissement de la croissance en France par rapport aux prévisions, si le prix des hydrocarbures reste au niveau actuel, ou passe au-dessus. « A court terme, indique l’étude, les salaires nominaux seraient moins dynamiques que les prix. L’emploi ne progresserait pas ; le taux de chômage continuerait à augmenter (8,1 % prévu mi-2026) ; le pouvoir d’achat reculerait (-0,2 % d’acquis à mi-année). »