Le retour en présentiel sur les sites de Stellantis, les salariés se sont exprimés contre (lire notre article). La CFE-CGC a publié les résultats d’un sondage rassemblant les réponses de 5 500 salariés tertiaires sur les différents sites français, soit un taux de participation de 65 %. « Le télétravail n’est pas un privilège, mais un pilier de l’organisation du travail moderne, au service de la performance comme de la santé au travail », rappelle le syndicat dans son communiqué.
Avez-vous constaté une amélioration de vos conditions de travail depuis le passage imposé à deux jours de présence ? 90 % des salariés ont répondu par la négative. Un retour à 100 % en présentiel vous semble-t-il faire sens pour votre métier ? Le syndicat a enregistré 95 % de réponses négatives. D’autres réponses restent plus nuancées. À la question, « êtes-vous dans une situation où le retour sur site impacte lourdement votre vie privée ? », une petite majorité (52 %) a répondu non.
Des inquiétudes vis à vis des capacités d'accueil
Les réponses, récoltées entre le 16 février et le 4 mars, révèlent certaines inquiétudes de la part des salariés. Les trajets en voiture entre le domicile et le site, les incohérences du télétravail sur site et les atteintes à l’équilibre vie pro / vie perso. Les salariés de Stellantis dénoncent aussi une dégradation des conditions de travail si tout le personnel revient sur site. À la question, « pour vous quels points sont insuffisants pour accueillir davantage de salariés ? », la crainte de la qualité des locaux revient dans 86 % des réponses, le manque de capacité dans la restauration dans 77 % d’entre elles et la disponibilité des salles de réunions, dans 62 % des réponses.
Le groupe automobile Stellantis avait annoncé sa volonté de réduire le dispositif de télétravail (lire notre article), alors qu’il est considéré comme pionnier en matière de télétravail. Ce projet intitulé « Back together we win », vise à faire revenir sur site les salariés en passant de minimum 1,5 jour en présentiel à 3 jours. Une présence à 4 jours voire la suppression totale du télétravail était même évoquée.
Une demande de négociations avec la direction
En s’appuyant sur les résultats de ce sondage, la CFE-CGC s’adresse directement à la direction et demande l’ouverture immédiate de négociations afin de garantir le télétravail comme un droit contractuel. Le syndicat souhaite le maintien d’un mode hybride équilibré et des mesures adaptées pour les situations particulières. Notamment pour les personnes éloignées géographiquement du site.
Comme nous l’avons écrit au mois de février, Stellantis assure que les retours sur site vont se faire progressivement et avec pragmatisme. « On va prendre le temps qu’il faut », précise un porte-parole du groupe. Toutes les adaptations se feront également en phase avec les spécificités locales et la capacité des sites. « On va prévoir les travaux qu’il faut », complète cette même source.