PUB

« Bumi Bersama » : le documentaire de six jeunes belfortains partis en périple en Indonésie

Célia, Sarah, Ilyes, Nizar, Lina et Kym avec leurs accompagnateurs : Lucas Vanitou et Sabrina Basbas.
Célia, Sarah, Ilyes, Nizar, Lina et Kym ont été accompagné par Lucas Vanitou et Sabrina Basbas. | ©Objectif Égalité

Six jeunes entre 17 et 19 ans sont partis en octobre dernier dans un périple solidaire et culturel en Indonésie. En un an, ces Belfortains ont imaginé de A à Z ce voyage avec les associations indonésiennes. De ce périple est né le documentaire « Bumi Bersama » qui retrace leurs joies et leurs contretemps.

Ce lundi 12 janvier, c’est loin de l’Indonésie que les membres de l’association Objectif Égalité de Belfort se rassemblent. En faisant défiler les photos et vidéos sur l’écran géant, le petit groupe se remémore leur périple solidaire et culturel. En octobre dernier, ils étaient six jeunes belfortains entre 17 et 19 ans : Lina, Célia, Kym, Ilyes, Sarah et Nizar, et deux accompagnateurs, à prendre l’avion pour rejoindre l’Indonésie pendant deux semaines. 

Dans ce périple, 2 cadreurs les ont accompagnés pour faire un documentaire. « Bumi Bersama » est en avant-première vendredi 16 janvier au Kinépolis de Belfort. Victime de son succès, toutes les places sont déjà réservées. 

Gestion des budgets, connaissance du territoire… une préparation d’un an

« Après les sélections, on a fait notre première réunion en septembre 2024 », se remémore Célia, 19 ans. Avant de partir, les six jeunes ont dû suivre une formation en deux temps. La première partie est un parcours de compétence. Les jeunes apprennent la prise de parole en public, la gestion de budget et la communication. « Il y a aussi  un parcours de connaissance afin d’avoir un engagement éthique, moral et responsable », développe Lucas Vanitou, responsable du projet et accompagnateur. 

Pour mener à bien leur projet, les jeunes ont dû réfléchir aux moyens de le financer. « On a commencé par des actions d’autofinancement comme la vente de calendriers », explique Célia. Le groupe a également fait les démarches pour récolter des subventions. Au total, 40 000 euros ont été regroupés. Sur cette somme, 1 tiers a été redistribué aux ONG locales indonésiennes. 

Une immersion au coeur d’un village local

Le 16 octobre 2025, c’est le grand départ pour le groupe. Le programme est bien défini : dix jours à Simalop et cinq jours à Bajou. « On avait deux missions. Il y avait la rénovation de la maison de la nature à Sumatra et la reconstruction d’un pont à Bajou pour permettre aux enfants d’aller à l’école », liste Kym, 18 ans. 

Les jeunes posent leurs valises en plein milieu d’un village local. « On a mis 6 heures de voiture pour atteindre le campement. C’était vraiment au cœur de la jungle », précise Lucas Vanitou. Via les photos, les jeunes montrent leurs habitations. Des cabanes avec des matelas au sol. « Au début, je me suis dit que c’était trop bien. Mais, après quand tu dors et qu’il y a les geckos qui te crient dessus, c’est moins cool », rigole Lina, 18 ans. Sur place, pas de frigo, pas de cuisine et pas de connexion internet. « Moi qui suis accro à mon téléphone, je pensais trop que j’allais galérer. Mais au final ça a été », compléte-t-elle. 

Sur place, chaque personne était en binôme avec un jeune indonésien. L’objectif : rénover la maison de la nature par deux. Mais problème, aucun ne parlait très bien anglais. « Tu as parlé plus en langue des signes », lance Lina à Célia.  

Les six jeunes belfortains avec leur binôme indonésien.
Chaque personnes étaient en binôme avec un jeune indonésien pour la reconstruction de la Maison de la nature. | ©Objectif Égalité

France et Indonésie : des modes de vie décalés

« On est arrivés avec l’envie de faire plein de choses, on était motivé comme jamais. Mais, on était confronté à cette barrière culturelle », explique Lucas Vanitou. Entre les différences de langue, de matériaux de chantier, de chaleur, les différences étaient nombreuses. L’une de leur mission était également de sensibiliser à la pollution et de retirer les déchets du paysage. « On a conscience que ce qu’on a fait, c’était une goutte d’eau. Mais ce qui était important pour nous c’est d’avoir fédéré les habitants », développe Sabrina Basbas, la deuxième accompagnatrice. 

Un des critères que le groupe ne voulait pas : avoir le syndrome du sauveur blanc. Pour organiser leur mission, ils ont directement contacté les associations locales pour savoir ce dont elles avaient besoin. « On était vraiment à disposition d’eux finalement », explique Lucas Vanitou. À titre d’exemple, la finalisation du pont à Bajou n’a pas pu se faire. Le groupe s’est rendu compte que le plus pertinent était d’employer des locaux pour le faire. « Ça leur créait de l’emploi et ça faisait fonctionner les communautés sur place », précise le responsable du projet.

Une opération qui se renouvelle tous les deux ans

De ce voyage, chacun en retire du positif. « Je me suis rendu compte de la chance qu’on a d’étudier. Par exemple à Simolap, il y avait des jeunes, un peu près de notre âge, qui avaient arrêté l’école jeune », se souvient Célia.

« On a appris des choses au niveau de l’organisation. Pour préparer le périple, on a rencontré des professionnels de l’humanitaire et des personnes qui avaient déjà fait un voyage », complète-t-elle. Tous les deux ans, l’association Objectif Égalité organise un périple solidaire et culturel. Il y a deux ans, cinq jeunes étaient partis aux Philippines. « D’ailleurs, on y retourne cette année avec un nouveau groupe », lance Lucas Vanitou.

Nos derniers articles

FC Sochaux : Elson Mendes souffre d’une fracture du nez

Le milieu de terrain du FC Sochaux-Montbéliard, Elson Mendes, souffre d'une fracture non déplacée des os du nez, informe le club. Il était sorti sur civière au cours du match contre Concarneau, victime d'un choc tête contre tête avec le Thonier Halby Touré.

Territoire de Belfort : opération déménagement pour les cigognes

Enedis a déplacé un nid de cigogne à Fontenelle, ce jeudi 12 mars 2025. Il provoquait des coupures de l’éclairage public. Une vingtaine de nids sont déplacés chaque année en Bourgogne-Franche-Comté, pour la sécurité des usagers ou des oiseaux.

« Un maire ne peut pas tout »

Le maire est sans doute le mieux identifié des élus, en raison de sa proximité. A tel point qu’on lui attribue parfois des possibilités d’action qui ne correspondent pas aux compétences que lui attribue la loi. Le point avec Carole Chevilley-Hiver, maître de conférences en droit public à l’université Marie-et-Louis-Pasteur, à Besançon.

Découvrez aussi

Accédez rapidement à une sélection d’articles locaux, proche de chez vous dans le Nord Franche-Comté

letrois articles

Soutenez Le Trois

Aidez-nous à installer et développer un site d’informations en accès gratuit dans le nord Franche-Comté! Letrois.info vous propose de l’info locale de qualité pour vous aider à comprendre les grands enjeux de la région de Belfort-Montbéliard-Héricourt, qui constitue un bassin économique et un bassin de vie au-delà des frontières administratives.

Le saviez-vous ?
Votre don est défiscalisable à hauteur de 66%.
En savoir plus

Newsletter

Recevez par email les principales
actualités du nord Franche-Comté,
ainsi que l’information « À la Une » à ne surtout pas manquer !

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Pour en savoir plus, consultez la page des données personnelles

Proche de chez moi

Retrouvez les derniers articles en lien avec votre commune

Partout avec moi

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Petites annonces immobilières

Toutes les annonces de nos agences partenaires

Kiosque

Retrouvez tous les hors-séries de la rédaction autour du nord Franche-Comté.
Emplois, immobilier, industrie… tous les sujets qui vous concernent !

Nouveau

Agenda

Retrouvez l’agenda des sorties, des animations, des spectacles, des expositions, des fêtes et des manifestations sportives dans le nord Franche-Comté.