L’accueil aux urgences en cours de réorganisation
Le service d’accueil des urgences (qui reçoit 120 000 patients par an) est en cours de restructuration. « Si la priorité est d’accorder une meilleure maîtrise des flux entrants et sortants, les conditions de travail des professionnels demeurent prioritaires, dans un contexte de fragilité induit par la charge de travail et l’insécurité ressentie », a resitué Pascal Mathis. Les travaux ont démarré en septembre et doivent durer deux ans, tout en conservant l’activité du service. Ils doivent permettre « d’optimiser les espaces et les organisations dans un contexte de progression constante de l’activité et de gestion potentielle de crises sanitaires ».
Ainsi, l’accueil et l’espace d’attente seront différenciés selon que les patients seront autonomes ou non. De même les patients suivront un parcours différent selon qu’ils auront besoin d’examens biologiques ou non. Le « circuit long » disposera d’une cinquantaine de box ; il sera intégré à une unité d’hospitalisation de courte durée. Les urgences psychiatriques disposeront de locaux plus confortables.
Un centre de consultations non programmées ouvrira le 1er avril 2026. . Il fonctionnera tous les jours de la semaine, de 20 h à minuit, dans des locaux situés en face des urgences de l’hôpital, en face deux bâtiment administratif. Cette nouveauté est due à l’initiative de médecins libéraux.
Parallèlement à la réorganisation des urgences, des filières d’admission directe dans des services spécialisés comme la cardiologie, la neurologie ou la diabétologie sont prévus. Et « dès que les effectifs soignants seront en nombre suffisants, une unité gériatrique de soins aigus de douze lits sera installée pour orienter à partir des urgences des patients âgés, polypathologiques, nécessitant un temps d’évaluation de 48 heures » avant un éventuel retour à domicile ou orientation vers un autre service.
Bientôt des robots à la pharmacie de l’hôpital nord Franche-Comté
3 millions d’euros vont être investis dans la pharmacie de l’hôpital, afin de « faciliter l’automatisation des conditions de stockage et la robotisation des opérations de préparation des médicaments ». Première étape de cet investissement : en 2026, l’hôpital va acheter un « robot de dispensation globale ». Ce type de robot permet d’automatiser les tâches de réception, magasinage, distribution globale des médicaments. Il facilitera la gestion des 41 000 boîtes de médicaments utilisées chaque année à l’hôpital. Le directeur espère ainsi « une meilleure fiabilité de nos stocks et une plus grande sécurisation de la dispensation tout en luttant contre la falsification des médicaments ».
Deuxième phase de cet investissement : l’installation en 2027 d’armoires informatisées dans les services de soins, pour, là aussi, automatiser la gestion des stocks, mais aussi sécuriser la collecte par les infirmières. Enfin, la troisième et dernière phase est prévue en 2028 avec un autre robot pour préparer individuellement et nominativement une majeure partie des traitements, à la place des infirmières dans les services.
10 millions pour les « équipements biomédicaux »
Pascal Mathis a aussi évoqué un budget de 10 millions d’euros pour les équipements biomédicaux ; autrement dit, les divers instruments, appareils et machines utilisés en médecine pour le diagnostic, le suivi ou le traitement des patients. Cela va du stéthoscope aux machines les plus complexes. En 2025, l’Hôpital Nord Franche-Comté a ainsi renouvelé un robot de chirurgien invasive, mis en œuvre de la stimulation transcrânienne pour agir contre la douleur, procédé à une extension de la biologie moléculaire, etc. En 2026, un troisième accélérateur de particules en radiothérapie sera remplacé et un deuxième Pet-scan sera acheté en médecine nucléaire.
Un directeur sur le départ
« Pour ma part, j’exercerai mes fonctions toujours avec la même passion jusqu’au terme de ma mission, qui s’achèvera d’ici la fin de l’année », a glissé Pascal Mathis, en fin de son discours lors de la cérémonie de vœux et de remise de médailles du travail qui s’est déroulée ce vendredi 9 janvier à la salle des fêtes de Belfort. Pascal Mathis est arrivé à l’hôpital Nord Franche-Comté au coeur de la crise covid, au printemps 2020.
