Depuis le 11 juillet, les 300 mètres de la route départementale 663 sont fermés entre Bavans et Bart. La cause: un incendie provenant de la chaussée de la route ayant endommagé une partie du coteau (lire notre article). Mais bonne nouvelle pour les usagers : les services du Département annoncent la réouverture de la RD 663 la semaine prochaine, sans indiquer de jour précis.
Pour le moment, les cyclistes et les piétons peuvent passer sur le côté de la route, sur la piste leur étant dédiée. « L’ensemble des commerces restent accessibles puisqu’il y a des déviations qui ont été mises en place, tant pour les véhicules légers que pour les poids lourds », rappelle Florence Rogeboz, 2e vice-présidente du Département du Doubs, chargée des mobilités et des infrastructures..
Des travaux en plusieurs phases
Pour arriver à cette réouverture, plusieurs opérations ont dû être effectuées. La première étape a été de débroussailler les arbres abîmés lors de l’incendie et qui risquaient de tomber sur la chaussée. « Cette première étape relevait de la partie communale, où effectivement c’était un travail avec l’ONF (Office national des forêts, NDLR) sur tout ce qui concernait le déboisement du coteau », précise la vice-présidente. Une opération qui s’est terminée le 7 août.
Depuis le 10 août, c’est le Département qui poursuit le chantier. Mission des intervenants : retirer les éléments rocheux instables. Mais aussi installer un grillage, entre 110 et 120 mètres de long, pour éviter les potentielles chutes de pierres. Pour cela, le Département a fait appel à une entreprise spécialisée, ROC Aménagement. « Dans un deuxième temps, des grillages plaqués seront posés sur les blocs rocheux, en octobre prochain », fait savoir Florence Rogeboz. Mais cette fois-ci, la circulation n’aura pas besoin d’être interrompue. Coût de l’opération 106 000 euros.
Une fermeture qui pose des interrogations
Cette fermeture de plus d’un mois n’a pas fait l’unanimité. Des habitants se sont réunis pour créer le collectif « Bavans coupé du monde ». Alain, membre du collectif a interpellé la vice-présidente du Département : « Pourquoi avoir coupé l’accès aux pompiers ? Parce que si quelqu’un fait un AVC, chaque minute compte. » Autre point d’inquiétude du collectif : les conséquences de cette fermeture à la fois sur les commerces avoisinants, mais aussi les habitants. En ligne de mire, le temps perdu avec la déviation, avec un prix de l’essence élevé.
Alain interroge sur la possibilité de laisser une voix, sur les deux, accessible. « Un bloc rocheux peut tomber au moment où quelqu’un passe. On peut penser que le risque est faible, mais le risque est bien présent. » La vice-présidente évoque l’effet rebond. Lorsqu’une pierre tombe, elle peut attendre les deux voies de la chaussée.

