Belfort
Dans une salle de la Maison du peuple, les chaises ont été placées en rond. Une vingtaine de personnes, lycéens, étudiants, salariés retraités, est présente à l’assemblée citoyenne de ce mercredi 28 octobre. Un homme prend la parole et annonce la thématique de la soirée : « On peut faire un retour sur le 24 octobre (lire notre article). Quelqu’un veut commencer ? » Une femme prend la parole : « Pour moi, le 24 a été une réussite parce qu’il y avait du monde dans la rue malgré le fait que ce soit une manif interdite. » Pourtant, tous le savent, certains points restent à améliorer.
Une problématique est mise sur le devant : comment organiser une mobilisation qui est spontanée ? « Le fait que ce soit aussi désorganisé, on a un peu perdu les personnes », indique l’homme. Cela a notamment été le cas sur certaines intersections où les manifestants ne savaient pas qui suivre et où aller. Alors, pour structurer la manifestation de ce samedi 31 octobre, plusieurs points ont été abordés : le parcours, la gestion du micro libre, la clarification des revendications…
L’assemblée a finalement tranché : le rendez-vous du 31 octobre est donné à 14 h devant la préfecture de Belfort « une manifestation festive et revendicative. » Une mobilisation qui a été déclarée auprès de la préfecture. Un entretien a également été demandé avec Alain Charrier, le préfet du Territoire de Belfort « afin de lui présenter les revendications exprimées et recueillies lors de cette mobilisation. »
Sur la carte interactive des gilets jaunes, trois événements sont recensés samedi, sur Belfort et ses alentours. Comme depuis le début des mobilisations, un rassemblement est prévu à 10 h au niveau de la place Corbis. À partir de 10 h 30, les gilets jaunes seront à Andelnans pour occuper le rond-point situé au niveau du MacDonald’s. Un sit-in est également recensé à 14 h au 1 rue Auguste Bartholdi à Belfort, soit devant la préfecture.
Au moment de la publication de l’article, la préfecture n’a pas officiellement communiqué les potentielles interdictions de ce samedi.
Nouvelle assemblée générale pour préparer le 5 novembre
L’assemblée citoyenne ne se limite pas aux mobilisations du 31 octobre. Une nouvelle réunion est prévue le lundi 2 novembre à 19 h à la Maison du peuple. Elle aura pour objectif de préparer les mobilisations et grèves du jeudi 5 novembre, à l’appel de l’intersyndical. « L’assemblée du 2 novembre devra permettre d’échanger sur les initiatives à prendre, sur les moyens d’élargir la mobilisation et sur la manière de nous organiser collectivement, aux côtés des syndicats, pour peser réellement sur les décisions politiques et économiques. »
Montbéliard et Besançon
Concernant Montbéliard, la carte interactive recense un sit-in devant la mairie à 14 h. Un rassemblement est également prévu à 14 h sur le rond-point du MacDonald’s d’Audincourt.
À Besançon, l’intersyndicale, composée de FO, FSU, CGT et Solidaires, a déposé en préfecture, un déclaration de manifestation. Des lieux de rassemblements situés au centre-ville, place de la Révolution et parc de la Gare d’Eau étaient prévus. « La préfecture du Doubs a sollicité une rencontre avec l’intersyndicale afin d’échanger sur le déroulé et le parcours de la manifestation », indique la préfecture. Avant d’ajouter : « L’intersyndicale bisontine a refusé de donner suite aux propositions de rencontre de la préfecture. » Ainsi, le préfet du Doubs a décidé d’interdire tout manifestation dans le centre-ville de Besançon le samedi 31 octobre de 9 h à minuit.
D’autres interdictions affectés l’ensemble du territoire entre le vendredi 30 octobre à 20 h et le dimanche 1er novembre à 20 h :
le transport par tout moyen de récipients portables de carburant et autres matières inflammables ;
le transport par tout moyen d’engins pyrotechniques ;
le transport par tout moyen d’armes par destination, c’est-à-dire de tout objet susceptible de constituer une arme dès lors qu’il est utilisé pour tuer, blesser ou menacer.
« Dans les communes de Besançon et Montbéliard, le port d’équipements de protection individuelle (casques, masques, lunettes de protection, etc.) est également interdit lorsqu’il n’est pas justifié par un motif légitime », ajoute la préfecture.
