Comme l’année dernière, les étudiants de l’École supérieure de technologies et des affaires (ESTA) se sont mobilisés pour nettoyer la Savoureuse (lire notre article). Après le passage du festival international de musiques (Fimu), de nombreux déchets se sont accumulés dans le lit et sur les berges de la rivière. L’opération « Ensemble nettoyons la rivière » est organisée en partenariat avec l’entreprise VMC pêche, la Ville de Belfort et la Fédération de pêche du Territoire de Belfort. « L’idée c’était d’avoir des étudiants de l’Esta de Belfort qui participent à une opération de conservation et de préservation de l’environnement », indique Cyrille Mathieu, directeur général de VMC pêche et ancien étudiant de l’Esta.
Le rendez-vous était donné à 9h, place Corbis. Six estaliens sont descendus dans le lit de la Savoureuse. Ils étaient épaulés par douze élèves de la classe de pêche du lycée Jules Ferry de Delle. Les pieds dans l’eau et armés de pinces, ils ont sondé la rivière et ses berges. « Il y avait une personne sur la rive qui était équipée de lunettes polarisantes. Cela permet de repérer les différents déchets au fond de l’eau », raconte Cyrille Mathieu. Avec leurs barques, les jeunes ont remonté la rivière entre le E.Leclerc jusqu’en amont du pont Sadi Carnot.
Pneus, canettes, plastique… Des déchets en tout genre
Résultats de la collecte : « Nous avons malheureusement sorti énormément de déchets plastiques. » Du plastique présent sous toutes ses formes, bouteilles, verres ou encore sacs. D’autres déchets plus surprenant ont aussi été découverts : des cigarettes électroniques, des bouteilles de protoxyde d’azote, du textile et des pièces automobiles. « Ils étaient à chaque fois étonnés. On entendait de grands cris. “Regarde, j’ai trouvé un carter de scooter. Regarde, j’ai trouvé un pneu de voiture, un énorme tuyau.” C’était une chasse de malheureux trésors. » Malgré le désespoir d’assister à cette pollution, les jeunes ont aussi la fierté de participer à cette opération.
Cette opération de nettoyage entre dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de l’école. Mais pas seulement, l’Esta est aussi reconnue établissement d’enseignement supérieur d’intérêt général. La dimension environnementale fait partie de la formation, à la fois en théorie mais aussi en pratique. « Cette génération de gamins de 12 à 17 ans, elle est pleinement consciente aujourd’hui de la responsabilité de son rôle », souligne Cyrille Mathieu.

