L’Insee vient de dévoiler le résultat d’une étude sur les 702 000 jeunes de Bourgogne Franche-Comté de 3 à 24 ans. En partant de leur zone d’habitation, l’étude démontre qu’un jeune sur deux vit dans le rural avant des départs à 18 ans dans la région. Décryptage des tendances avec trois infos.
L’Insee vient de dévoiler le résultat d’une étude sur les 702 000 jeunes de Bourgogne-Franche-Comté, âgés de 3 à 24 ans. En partant de leur zone d’habitation, l’étude démontre qu’un jeune sur deux vit dans le rural avant des départs à 18 ans. Décryptage des tendances avec trois infos.
71 % des jeunes haut-saônois vivent dans une zone rurale
En 2018, 702 000 jeunes âgés de 3 à 24 ans habitaient en Bourgogne Franche-Comté. Parmi eux, 363 000 résident dans une commune rurale. Soit plus d’un sur deux. Avec la Bretagne, la région est celle qui en compte le plus. Le plus haut taux de population rurale est en Haute-Saône, avec 71% des jeunes qui habitent dans une commune rurale. Ils sont seulement 40% en Côte d’Or et dans le Doubs, départements les plus urbains de la région. Le Territoire de Belfort, lui, se démarque pour avoir le plus faible taux de jeunes, habitant en zone rurale (29%).

95% des lycéens vivant dans une commune rurale doivent changer de commune pour être scolarisé
Dans le rural, les enfants sont nombreux à devoir changer de commune pour rejoindre leur école. Entre 3 et 10 ans, ils sont 40% à devoir le faire (contre 12% dans l’urbain). Cet éloignement quotidien s’amplifie avec les années. Entre 11 et 14 ans, période du collège, la part des jeunes habitant dans des communes rurales de la région et qui doivent se déplacer pour aller au collège s’élève à 80%. Une proportion qui s’élève à 95% pour les lycéens. « Un collégien bourguignon-franc-comtois fait en moyenne 11 km pour rejoindre son établissement tandis qu’un lycée doit parcourir en moyenne 25 km », détaille l’étude de l’Insee.
16% d’entre eux migrent vers Belfort, Montbéliard, Dijon ou Besançon pour les études supérieures
Jusqu’à 17 ans, les jeunes de la région sont 56% à vivre dans le rural. Ils ne sont plus que 39% à 18 ans. En cause : la plupart des établissements d’enseignements supérieurs sont condensés à Belfort, Montbéliard, Besançon ou Dijon. Ils sont finalement 16%, soit 2 700, à migrer vers ces communes pour leurs études. A l’inverse, seuls 410 jeunes urbains de 18 ans font le chemin inverse en emménageant dans une commune rurale. Et ce, souvent pour des études agricoles.
L'apprentissage est plus fréquent chez les jeunes ruraux que chez les jeunes urbains
« En Bourgogne-Franche-Comté, 15 % des jeunes ruraux de 16 à 24 ans, inscrits dans un établissement scolaire, le sont en qualité d’apprentis en 2018 », précise le communiqué de l’Insee. C’est 1,5 point de plus par rapport à la moyenne de province. La région fait partie des régions françaises où l’apprentissage en milieu rural est le plus développé derrière les Pays de la Loire.
À niveau de diplôme égal, les jeunes ruraux poursuivent davantage leurs études en apprentissage que les jeunes urbains.