Dans un communiqué, Gilles Lazar, maire d’Héricourt, déplore une consommation d’eau en hausse dans la ville depuis quelques semaines. Même si cette hausse est « sensible », elle intervient dans un contexte de canicule et que le territoire est placé en crise sécheresse (lire notre article). Une situation qui inquiète l’édile. « Cette hausse (de la consommation d’eau, NDLR) contribue à accentuer les effets de la crise hydrologique actuelle. »
Pour le moment, l’arrivée en eau potable est garantie à Héricourt. Et pour cause, la ville dépend de plusieurs sources et réserves. « Cette variété permet de compenser les fluctuations », précise Gilles Lazar. Pourtant, pas de quoi se réjouir, « la situation peut rapidement évoluer », signale l’édile. À Byans, la situation commence à être critique. L’alimentation en eau dépend du Syndicat des eaux de Le Vernoy. « L’état des réserves y est préoccupant. » Même constat aux Guinnottes et à Tavey. Pour ces deux secteurs, l’eau est gérée par le Syndicat de Champagney.
Privilégier les douches, ne pas arroser, ne pas remplir sa piscine…
« J’invite l’ensemble de la population héricourtoise à être raisonnable dans son usage de l’eau et à respecter toutes les restrictions en vigueur actuellement », fait savoir Gilles Lazar. L’édile appelle à respecter les règles mises en place par la préfecture. C’est-à-dire : privilégier les douches aux bains ; ne pas arroser ses plantes ou seulement avec de l’eau de pluie ; ne pas nettoyer sa toiture, ses façades, sa terrasse ou sa voiture ; ne pas remplir sa piscine.
En cas de non-respect de ces règles, les infractions pourront être constatées par les gardes-champêtres de la commune et la police nationale. « En cas d’évolution défavorable de la situation, nous pourrions nous acheminer vers des restrictions dans la distribution de l’eau potable avec des impacts majeurs sur la vie quotidienne et l’activité économique », prévient le maire.
