La sécheresse est sévère et durable. Le nord Territoire et l’agglomération belfortaine sont en niveau « crise », le plus haut degré de l’échelle. Le Sud Territoire est toujours en « alerte renforcée ».
« L’abreuvement naturel de la faune sauvage constitue dans ce contexte un enjeu sensible de protection de la biodiversité́ », convient la préfecture du Territoire de Belfort dans un communiqué de presse.
Les mares peuvent donc être remises à niveau, « à condition que l’eau utilisée provienne de récupération (eau de pluie), ou d’un étang déconnecté du milieu naturel », indique-t-elle. Le département compte 2 600 plans d’eau et de nombreuses rivières, dont la majorité sont encore en eau, poursuit l’institution. « Après échanges avec la Fédération de chasse, à ce jour, aucun signalement de gibier en situation de déshydratation n’a été́ signalé sur le département, mais il convient de demeurer vigilant », note encore la préfecture.
L'arrêté sécheresse empêchait d'intervenir
Celle-ci a été alerté, en fin de semaine dernière, par le sénateur Les Républicains (LR) Cédric Perrin, notamment dans le secteur des communes du plateau de Croix. « Dans ce secteur, dépourvu de rivières ou de cours d’eau, ces mares constituent souvent les seuls points d’abreuvement accessibles aux animaux », note-t-il dans un communiqué. Des premières demandes de la fédération de chasse, pour remplir ces mares, ont été refusées rapporte le sénateur, « en raison des restrictions prévues par l’arrêté sécheresse ».
« La préservation de la ressource en eau est une nécessité que personne ne conteste, ajoutait le parlementaire. Elle ne peut cependant conduire à laisser mourir la faune sauvage faute d’accès à un point d’eau. Une adaptation pragmatique de l’arrêté est donc indispensable. »
