(AFP)
Un intervenant scolaire de 51 ans, soupçonné d’attouchements sur plusieurs petites filles dans deux écoles primaires de communes proches de Belfort, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès du parquet de Belfort. L’homme qui menait des interventions en informatique avait été placé en garde à vue lundi, après plusieurs plaintes de parents d’élèves, a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Belfort, Jessica Vonderscher.
Les auditions d’enfants sont toujours délicates, mais « nous avons réussi à entendre en urgence cinq jeunes filles âgées de 7 à 9 ans » qui ont évoqué des « attouchements de nature sexuelle, pour le moment par-dessus les vêtements », précise la magistrate.
L'enquête se poursuit
Le suspect, qui était jusqu’alors « totalement inconnu de la justice », a été mis en examen mercredi pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans et placé sous contrôle judiciaire avec bracelet électronique. Il lui est interdit d’entrer en contact avec les victimes, de paraître dans les deux établissements scolaires où il intervenait, et d’exercer une activité avec les mineurs. Il sera par ailleurs soumis à une obligation de soins, a précisé la magistrate.
L’enquête se poursuit, son matériel informatique doit être analysé et « d’autres enfants des écoles et de son entourage seront entendus » pour vérifier s’il y a d’autres victimes, selon Mme Vonderscher.
« Aucun signalement antérieur », selon le rectorat
L’Education nationale a mis en place une cellule d’écoute et un psychologue est à disposition des enfants. Le rectorat a été alerté lundi par le commissariat du dépôt de plainte de plusieurs parents faisant état du « comportements inappropriés d’un intervenant », rémunéré par les collectivités locales, qui « intervenait de façon régulière dans ces écoles depuis deux années scolaires ».
« Dès ce signalement », le rectorat assure avoir « enclenché les actions nécessaires, notamment un signalement » auprès de la justice, et « stoppé toute ses interventions au sein des écoles ». « L’objectif, c’est la protection des élèves dans un premier temps et l’accompagnement des élèves, des parents, des équipes des écoles », souligne-t-on. Selon le rectorat, « aucun signalement antérieur » n’avait été effectué « sur de pareils faits ». Le directeur des services départementaux de l’Education nationale (Dasen) va recevoir les parents d’élèves des écoles, avec les maires des communes concernées.
