Baisse des effectifs
En avril, la baisse des effectifs dans les écoles du Territoire de Belfort était estimée à 198 écoliers. Selon les chiffres annoncés mercredi par Mariane Tanzi, directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), l’estimation est désormais de moins 162 élèves par rapport à 2024. Un chiffre qui pourrait cependant encore évoluer, car des déménagements ou emménagements ont pu intervenir pendant les congés d’été. Ils seront consolidés fin septembre en fonction des effectifs réellement constatés dans les écoles.
Mariane Tanzi évoque ainsi une école du Territoire de Belfort (dont elle ne veut pas préciser le nom pour l’instant), qui enregistre 25 élèves en moins, en raison de 15 déménagements de familles, hors du département, pour raisons professionnelles.
A ce stade, la baisse est donc de 1,5%. La communauté d’agglomération du Grand Belfort compte 106 élèves de moins, avec 7781 élèves attendus (-1,34%), la communauté de communes des Vosges du Sud compte 31 élèves de moins, à 1062 élèves (- 2,84%) et la communauté de communes du Sud-Territoire perd 25 élèves, à 1780 élèves (1,39%).
Créations / suppressions de postes
Dans le département, les ouvertures et créations de postes dans les écoles (donc concrètement, les ouvertures et fermetures de classes) se répartissent ainsi.
Les créations de postes dans les maternelles : 1 création à l’école Jacques-Pignot à Bavilliers ; à Belfort, 1 création à Bartholdi et 2 créations à Hubert-Metzger ; 1 à Chantoiseau à Giromagny (conséquence des fermetures à Auxelles Haut et Bas, pour accueillir les enfants des deux communes).
Les créations de postes en écoles primaires : 1 à Valdoie à Victor-Frahier et 1 Belfort à Hubert-Metzger
De plus, un poste provisoire est créé à la maternelle de Giromagny et un autre à la maternelle d’Etueffont.
Les suppressions de postes en maternelles : 3 à Belfort, dans les écoles Géhant, Pergaud et Aragon ; 1 à Essert (école Cousteau) ; 1 à Valdoie (école du Centre) ; 1 à Phaffans
Les suppressions dans les écoles élémentaires : 2 à Belfort, dans les écoles Pergaud et Metzger ; 1 à Valdoie, à l’école Kiffel-Chenier ; 1 à Beaucourt, à l’école Centre A ; 1 à Grandvillars, à l’école du Petit-Prince; 1 à l’école d’Etueffont (mais création d’un poste provisoire)
Les suppressions en primaire : 3 à Belfort, dans les écoles Jean-Jaurès, Châteaudun et Schoelcher ; 1 à Essert, à l’école Tazieff ; 1 à Cravanche (Jean de La Fontaine) ; 1 à Eloie ; 1 à Lepuix ; 1 à Morvillars
Dans les RPI, deux postes sont supprimés à Auxelles-Bas/Auxelles-Haut; 1 poste à Grosmagny, 1 poste à Reppe-Foussemagne; 1 poste au RPI du Tilleul.
Parallèlement 6 postes de remplaçants sont créés, ce qui porte à 60 le nombre de remplaçants dans le Territoire de Belfort.
Démission symbolique du maire d'Auxelles-Haut
La suppression des postes d’enseignants à Auxelles-Bas et Auxelles-Haut a provoqué une vive émotion dans ces deux communes du nord Territoire. Le maire d’Auxelles-Haut, Arnaud Ziegler, a d’ailleurs annoncé sur l’antenne d’ Ici Belfort-Montbéliard la « démission symbolique » du conseil municipal le jour de la rentrée, le lundi 1er septembre.
De son côté, Mariane Tanzi indique que les 30 élèves des deux Auxelles effectueront bien leur rentrée à Giromagny, et se réjouit que la presque totalité d’entre eux étaient inscrits dans les écoles de Giromagny dans les 48 heures qui ont suivi la confirmation de la décision de rattachement au chef-lieu de canton.
Vie affective et relationnelle en maternelle et école élémentaire
L’éducation à la vie affective et relationnelle arrive dans les écoles maternelles et élémentaires. La sexualité n’est abordée que dans les collèges et les lycées. Pour les plus jeunes, trois séances annuelles sont programmées dans chaque classe. Il s’agit d’apprendre aux enfants à « se connaître, vivre et grandir avec son corps, rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir, trouver sa place dans la société, y être libre et responsable ». Ces axes pédagogiques répondent à la volonté de protéger les personnes, en l’occurrence les enfants.
Premiers pas avec l’intelligence artificielle
Depuis plusieurs années, l’Education nationale initie les enfants au numérique, voire à la programmation informatique. A partir de cette année, les enfants du Territoire de Belfort vont également s’initier à l’usage de l’intelligence artificielle (IA). Le mot d’ordre transversal est « l’usage raisonné du numérique », et l’éveil de l’esprit critique vis-à-vis des outils numériques : que peut-on demander à l’IA et comment fonctionne-t-elle, les réponses apportées sont-elles fiables ?
À ce stade, les enseignants ne disposent pas de programme défini concernant l’IA, mais il peuvent se tourner vers la direction régionale du numérique, au sein du rectorat, en tant que centre de ressources.