C’était le premier débat d’orientations budgétaires de la nouvelle mandature du Grand Belfort, ce mardi 14 avril, à l’annexe de la mairie de Belfort. Un passage obligé avant la présentation et le vote du budget qui devrait avoir lieu le mardi 28 avril.
La présentation de ces orientations budgétaires par Marylise Morallet, première vice-présidente en charge du budget, n’a en fait suscité aucun débat, tout au plus une interrogation sur l’absence de prise en compte de recettes possibles via des demandes d’aides et de co-financement de projets.
Il faut dire que l’opposition se limite désormais à quelques élus Belfortains (à gauche, 5 élus de la liste conduite par Florian Chauche, 1 élus de la liste conduite par la liste de Bastien Faudot et 1 élu de la liste conduite par Christophe Soustelle) et les élus de Bavilliers, commune passée à gauche.
Pas de hausse des taux d'imposition
Marylise Morallet n’a pas manqué de souligner les incertitudes nationales et internationales, la baisse des dotations de l’Etat. Cependant, elle a indiqué qu’il n’y aurait pas d’augmentation des taux d’imposition pour le Grand Belfort en 2026.
Les recettes de fonctionnement sont estimées à presque 91,5 millions d’euros en 2026 (contre 90,3 millions en 2025), pour des dépenses réelles de fonctionnement estimées à 84,3 millions d’euros ( 82,6 millions d’euros en 2025).
Côté investissements, Marylise Morallet a indiqué que le les décisions allaient être prises dans les prochaines semaines, et a rappelé des projets déjà annoncés ou en cours. « Pour 2026, le budget prévoira la continuité des actions engagées autour des grands enjeux d’avenir de notre territoire, à savoir, le développement économique, l’environnement, l’aménagement et l’attractivité du territoire pour un montant évalué à 26 millions d’euros, dont 9 millions d’euros d’opérations pour compte de tiers (projet écocampus) », indique la rapport remis aux élus.
Sont ainsi évoqués « la poursuite de l’aménagement de la ZAC de l’Aéroparc (3 millions d’euros) et de la zone des Plutons (650 000 euros), l’engagement des études de programmation sur la création d’une cité de l’innovation au Techn’Hom autour des problématiques d’avenir sur l’énergie et sa décarbonation (100 000 euros) et la poursuite du travail sur les friches pour dégager de nouvelles capacités d’accueil d’entreprises et la réflexion sur une nouvelle zone d’activité ». Le « démonstrateur ville durable » au Techn’Hom reste d’actualité ; ce projet bénéficie de 5,4 millions d’euro de soutien financier par France 2030.
Une enveloppe de 600 000 euros est prévue pour le fonds d’aide aux communes.
« Ultra prudent »
La présentation de la première vice-présidente n’a donc pas suscité de questions des oppositions. Tout au plus un conseiller communautaire s’est-il étonné que ne soient pas prises en compte de très probables subventions à percevoir, comme celle attendue dans le cadre du contrat avec l’agence de l’eau.
Damien Meslot, président du Grand Belfort, a indiqué qu’il avait pour principe d’être « ultra prudent » et qu’effectivement il ne prenait pas en compte ces éventuelles subventions « pour ne pas se mettre en difficulté » en cas, par exemple, de nouvelle baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement). « Mais rassurez-vous, les demandes de subventions sont faites ! »
L’assemblée a pris acte de cette présentation et de ce « débat » d’orientations budgétaires.
Auparavant, l’assemblée a adopté les indemnités de fonction des élus communautaires. Pour le président, elle s’élève à 5860 euros bruts, pour les quinze vice-présidents à 1610 euros, et pour les neuf conseillers délégués à 845 euros.