(AFP)
La banderole jaune et rouge, de la hauteur d’un étage, a été suspendue dimanche à la façade d’un immeuble au passage du carnaval à Besançon, a constaté une journaliste de l’AFP. « Suite à la présence d’une banderole et au défilé de deux pancartes portées par le collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce week-end, une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin », a fait savoir la ville dans un communiqué.
Déjà une plainte de la Ville de Besançon contre Nemesis en 2024
« Le maire et l’ensemble de l’équipe municipale condamnent fermement ces faits et réaffirment leur attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble », a ajouté la mairie, dirigée depuis les dernières élections municipales par le LR Ludovic Fagaut, après avoir été dominée par la gauche ou les écologistes pendant quasiment un siècle. Le collectif de féministes d’extrême droite avait déjà perturbé le carnaval de Besançon il y a deux ans, s’attirant une plainte de la maire écologiste d’alors, Anne Vignot (lire notre article).
La maire avait à nouveau porté plainte en janvier 2025 après que des militantes de Némésis eurent perturbé une cérémonie des voeux de la municipalité. Dans un communiqué dimanche, Mme Vignot a estimé que « ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ».