Le CFA municipal Jackie-Drouet doit être rénové dans les années à venir. Le document remis aux conseillers municipaux belfortains dans le cadre du débat d’orientations budgétaires en donne les grandes lignes. Le CFA municipal fait en effet l’objet d’un budget annexe.
« Trois enjeux majeurs ont été identifiés dans le cadre du plan de développement du CFA », indique ce dossier.
D’abord, une mise en conformité énergétique, de l’accessibilité, de sécurité incendie, du contrôle d’accès. Une mise en conformité doit aussi être effectuée selon les filières et les réglementations applicables aux métiers correspondants.
Autre « enjeu majeur » : la création d’un espace d’accueil adapté.
Enfin, une « adaptation des locaux aux enseignements pédagogiques en cours et à venir ».
Quatre bâtiments doivent ainsi faire l’objet de rénovation : trois datent des années 19870, le quatrième de 2004. « Le projet de rénovation qui est porté par le CFA permettra de les adapter aux besoins actuels et à venir des utilisateurs, et de restructurer les espaces extérieurs du site : cheminements, stationnements », décrit le rapport.
Une tranche ferme de travaux est évaluée à plus de 7,3 millions d’euros ; une tranche optionnelle à plus de 3,5 millions d’euros. Soit un total de plus de 10,8 millions d’euros, si les deux tranches sont réalisées.
Cinq années d'épargne
« La tranche ferme pourrait être auto-financée par le CFA, sans recours à l’emprunt ou au budget principal de la Ville », annonce le rapport. Il en est de même pour la tranche optionnelle « en fonction des co-financements qui pourraient être obtenus sur la tranche ferme ». Cet autofinancement est rendu possible par une épargne nette de 1,5 million d’euro par an durant les cinq derniers exercices.
La dépense est échelonnée de 2025 à 2030 : 213 421 euros en 2025, puis 1,5 million en 2026, 1,8 million en 2027 et 2028, 2,4 millions en 2029 et 2030.
Seul point de vigilance évoqué dans le rapport sur le CFA : un risque de baisse de ses ressources en fonction de l’évolution des montants versés par les Opco (organismes de financement de la formation) pour les contrats d’apprentissage et une possible baisse du nombre d’apprentis, en raison de la baisse des aides aux entreprises.