Une ambiance toute particulière règne dans l’Axone. Dans la salle de spectacle, c’est le noir total. « Oh ! » Florent Masson, directeur des lieux, fait allumer les lumières. La foule peut alors admirer le lifting de la salle principale (lire notre article). Un réaménagement qui a coûté 510 000 euros : 435 000 euros de Pays de Montbéliard Agglomération, propriétaire de la salle, et 74 000 euros du Département du Doubs.
Un changement saute aux yeux du public. Adieu les assises vertes, bonjour, les sièges noirs. Construit en 2009 pour accueillir des manifestations sportives et culturelles, l’Axone avait alors vu le jour avec des sièges verts. « Nous avons laissé une seule chaise verte, pour que celui qui soit assis dessus puisse avoir des boissons gratuites pendant la soirée », annonce Florent Masson. Les anciennes assises ont connu une seconde vie. Les 5 200 assises des tribunes ont été broyées pour devenir des paillettes de plastique par Synaltis. Elles pourront être utilisées pour des solutions d’aménagements urbains. Le reste des chaises a été distribué aux Eurockéennes et aux communes qui en avaient fait la demande.
Concurrencer les Zéniths
L’un des problèmes de la salle était sa taille. Soit pas assez de capacité d’accueil pour de grands événements, soit trop grande pour des spectacles restreints. Mais cette question a été résolue. Avec des rideaux de 12 m de haut installés sur des rails au plafond, la salle est modulable. « Les rails nous permettent d’être aussi plus rapides dans les mises en configuration », ajoute Florent Masson. Permettant ainsi d’accueillir 5 à 10 spectacles supplémentaires par an. Les tribunes ont également été repensées pour s’adapter à tous types d’événements.
Le problème de places a aussi été réglé. « Avant on faisait 3 800 places en tout assis, et on arrivait 6 098 avec les assis-debout », détaille le directeur. Avec les nouveaux aménagements, la salle passe à environ 7 000 places en assis-debout. Avec cette nouvelle capacité, l’Axone espère pouvoir se placer en tant que concurrent des grandes salles comme les Zéniths. « Dans les deux ans, normalement, on devrait pouvoir faire quarante spectacles par an. »
Ces travaux ont commencé au printemps et ont pris fin cet été. Ils complètent une première phase, en été 2025, qui a permis de refaire les peintures de la salle. Les murs intérieurs avaient été repeints en noir, pour effacer le gris du béton. Florent Masson a déjà de nouvelles idées en tête comme la modernisation de la scène. Et pour cause, l’infrastructure a le même âge que la salle, soit 20 ans.
