Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) passe une nouvelle étape dans sa transition écologique. Depuis début avril, l’agglomération déploie le biocarburant sur sa flotte de véhicules. Deux biocarburants ont été choisis : le colza pour les poids lourds et le bioéthanol pour les véhicules légers. Un déploiement qui se fera progressivement, pour le moment, seulement une partie du parc de véhicules est concernée.
Du colza pour les poids lourds
Pays de Montbéliard agglomération a trouvé une solution à l’utilisation du gazole par leurs camions (lire notre article). Pour un coût d’investissement de 18 000 euros, majoritairement financé par des dispositifs d’aide, l’agglomération a passé le cap du biocarburant B100. Ce carburant est produit à partir de colza cultivé et transformé en France. Dans un premier temps, treize camions du service déchets et des services techniques sont concernés, dont six bennes à ordures ménagères et trois camions plateaux.
Une modification qui a un double avantage : elle ne nécessite pas de modification majeure sur les véhicules et n’altère pas les performances techniques. Mais surtout, ce biocarburant permet une réduction jusqu’à 60 % des émissions de gaz à effet de serre et jusqu’à 80 % des émissions de particules par rapport au gazole.
Quelques ajustements ont dû être opérés. Une cuve de stockage a vu le jour sur le site de dépôt du réseau de bus EvolitY de la Charmotte à Voujeaucourt. Cela permet l’approvisionnement des véhicules. Les mécaniciens de l’agglomération ont également dû suivre une formation pour s’adapter à ce nouveau dispositif.
Du bioéthanol deux fois et demi moins cher que l’essence
Concernant les véhicules légers, le choix s’est porté sur le bioéthanol, également appelé E85, un carburant renouvelable. Ce dernier, composé à 85 % d’éthanol et à 15 % d’essence, est produit à partir de biomasse végétale. Concrètement, il est issu de la fermentation des sucres et de l’amidon contenus dans les betteraves sucrières, les céréales ou la canne à sucre.
26 véhicules essence sur les 41 du parc ont été équipés d’un boîtier homologué. Leur permettant de fonctionner à la fois à l’essence mais aussi au bioéthanol. Coût de l’opération : 41 456 euros, financée entièrement par PMA. Un investissement que l’agglomération compte bien amortir rapidement. Actuellement, ce carburant coûte deux fois et demi moins cher que l’essence à la pompe (lire notre article). Selon leurs calculs, les économies atteindraient 1,08 euro par litre, soit près de 16 500 euros d’économie par an. Au-delà de l’aspect économique, l’utilisation du bioéthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La part de véhicules légers du parc roulant fonctionnant avec des carburants à faible émission passe de 10 à 35 %.