Juliana Burel
Les plantes ne sont pas toutes saines pour la santé ! Du 15 au 30 juin, la campagne de lutte contre l’ambroisie commence, afin d’éduquer, prévenir et intervenir pour éviter sa dissémination à travers le territoire. La Région Bourgogne-Franche-Comté se mobilise pour ralentir sa propagation. Les effets de cette plante peuvent être dévastateurs sur l’homme et l’environnement. Elle augmente de 20 % les allergies au pollen d’ambroisie. « Quelques grains de pollen par mètre cube d’air sont suffisants pour déclencher des manifestations allergiques : rhinites, conjonctivites, trachéites, avec, dans 50 % des cas, la survenue de l’asthme ou son aggravation », explique l’ARS BFC dans son communiqué. Le pic devrait arriver à la fin du mois d’août, voire début septembre.
Destruction de l’environnement
L’ambroisie est aussi une plante toxique pour la nature. Cette plante se propage très rapidement sur des terres exploitées par l’activité humaine. « Les localisations se retrouvent principalement sur les accotements routiers et les parcelles agricoles », décrit l’ARS. Mais elle peut apparaître aussi sur des chantiers, lors de déplacements de terre et de minéraux.
«L’ambroisie constitue également une menace importante pour les agriculteurs », prévient l’agence. La plante peut notamment entraîner une perte de rendement. Un vrai manque à gagner pour les agriculteurs. Mais cela leur demande aussi plus de main-d’œuvre, ils se retrouvent avec des charges supplémentaires pour le désherbage et le travail du sol. La région met donc en place des actions pour diminuer le développement de cette plante.
Des solutions pour la maîtriser
La plante est surtout présente en bord de route. Les départements réalisent le fauchage de ces routes pour diminuer la propagation. Une action qui fonctionne selon l’agence. ATMO Bourgogne-Franche-Comté se charge de mesurer le taux de pollen dans l’air. Il met à disposition ses données pour aider les personnes atteintes de cette maladie à se protéger lors de pics dans l’air. Pour les personnes concernées, une inscription est possible sur leur site : « Il est possible pour les personnes allergiques ou les acteurs de la lutte de s’inscrire sur le site d’ATMO pour recevoir le bulletin quotidien et ainsi prendre les mesures de prévention adaptées. »
L’humain ne sera pas seul dans cette quête ! Il existe des petites bêtes nommées : Ophraella communa, la chrysomèle de l’ambroisie. Cet insecte se nourrit des feuilles de l’ambroisie. « La défoliation partielle à totale peut entraîner la mort des plantes en cas d’attaque importante et sinon une réduction de la floraison et donc une baisse de la concentration de pollen dans l’air », continue l’ARS dans son communiqué. Dans le cadre d’une étude, la chrysomèle sera lâchée dans la nature afin d’observer son efficacité. Cette petite bête a déjà montré son talent en Italie, où le pollen aurait chuté de 80 %.
