Réactions à la suite du décès de Jacques Chirac

Florian Bouquet

« Si je me suis engagé dans le militantisme politique il y a près de 30 ans, c’est, entre autres, grâce à lui, confie Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort, extrêmement attristé. Sa forte personnalité et son côté humain ont suscité l’engagement de bon nombre de personnes de ma génération. En tant que Président de la République, Jacques Chirac a remis la France au centre de l’échiquier de la diplomatie internationale. Je retiendrais également sa position lorsque les Etats-Unis ont voulu entrainer la France dans un conflit en Irak. Jacques Chirac aimait la France et les Français, avec lesquels il avait noué un lien particulier ». Les drapeaux de l’hôtel du Département et des bâtiments du Département ont été mis en berne.

Michel Zumkeller

« C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que j’ai appris le décès de Jacques Chirac. J’ai eu l’immense honneur de participer entre 2002 et 2007 à des réunions, des groupes de travail ou des moments de convivialité en sa présence et j’ai été à chaque fois été émerveillé par son empathie et sa connaissance de la France et du monde, confie le député UDI. La France de Jacques Chirac était respectée au niveau international et fière de ses valeurs. Adieu Monsieur le Président, vous entrez dans l’histoire. »

Michel Raison

« Une figure de la droite gaulliste s’en est allée, avec ses qualités et ses défauts, avec ses succès et ses échecs, relate de son côté le sénateur haut-saônois Michel Raison. Un animal politique qui a déployé une combativité exceptionnelle tout au long de son parcours, surmontant de multiples épreuves pour atteindre la plus haute marche. Un élu local resté viscéralement attaché à sa Corrèze et à la ruralité tout en transformant Paris, notre capitale. Un élu national qui n’a jamais cessé de défendre les valeurs républicaines et le rassemblement de tous les Français avec beaucoup de sincérité. Un Chef d’Etat qui a restauré l’image et le rôle de la France sur la scène internationale. Il a su tenir tête aux États-Unis en s’opposant à la seconde guerre en Irak. Un grand homme très cultivé qui, par son tempérament chaleureux mais aussi volcanique, incarnait avec passion la France et les Français. » Michel Raison retient aussi « l’humanisme » de l’ancien président de la république, guidé par « le souci permanent des plus fragiles ».

Damien Meslot

« Il est l’un des hommes qui aura le plus marqué la Ve République. Il a été à l’origine de mon engagement en politique et c’est pour lui que j’ai rejoint le RPR à l’âge de 14 ans, confie, avec une grande tristesse, Damien Meslot, maire de Belfort. Depuis cette date, j’ai toujours conservé une admiration, une fidélité et une affection indéfectible à son endroit. Je l’ai soutenue tout au long de ses campagnes présidentielles de 1981, 1988, 1995 et 2002. » Puis, l’ancien député de poursuivre : « Il aimait profondément les Français. J’ai le souvenir de remonter l’avenue Jean-Jaurès à ses côtés où il agissait comme un aimant auprès des gens qui traversaient la rue pour lui parler ou simplement lui serrer la main. » Comme de nombreux autres, Damien Meslot rappelle le « non » de la guerre en Irak et son alerte, depuis Johannesbourg en 2002 de l’urgence climatique. Un livre de condoléances sera ouvert à l’hôtel de ville de Belfort.

Cédric Perrin

« Une figure de la droite et du gaullisme s’en est allée, note pour sa part Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort. Une figure qui n’a jamais cessé de défendre les valeurs républicaines. Une figure qui a emmené avec lui toute une jeunesse avec la création du RPR. Il a su transmettre à plusieurs générations dont la mienne son ardeur pour la politique, sa passion pour la France.La France perd un homme d’État qui, par son tempérament chaleureux et son âme enracinée à la terre corrézienne, l‘incarnait naturellement et auquel les Français s’identifiaient. »

Bastien Faudot

« Jacques Chirac faisait corps avec la France, notre pays, qu’il aimait passionnément, témoigne Bastien Faudot, de la Gauche républicaine et socialiste (GRS). Mais son patriotisme n’était pas un enfermement. Il était une ouverture au monde, comme en témoigne sa connaissance et son goût pour les arts premiers d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Il a été l’homme du dernier sursaut gaulliste, lorsqu’il refusa, en 2003, la logique « des va-t’en guerre » en Irak et l’alignement sur les intérêts américains. Son courage a permis de ne pas alimenter le choc des civilisations qui pèse aujourd’hui encore sur les relations internationales. » Comme Damien Meslot, Bastien Faudot rappelle son discours en Afrique du Sud : « La maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ». Puis de Poursuivre : « Par-delà les clivages, par-delà les divergences sur la conception sociale et économique, je salue la mémoire d’un homme auquel la France doit en particulier ces deux moments de grandeur et de dépassement, ces deux inspirations par lesquelles notre nation a su servir la cause de l’humanité. »

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