(AFP)
Le programme de test, qui durera un an, débutera avec cinq robotaxis autonomes dans la ville de Bissen, et s’étendra progressivement jusqu’à la capitale, Luxembourg, en zone urbaine plus dense, avec une trentaine de véhicules, a indiqué Bolt à l’AFP. L’objectif est surtout de tester ces véhicules dans un « laboratoire vivant », c’est-à-dire dans la circulation urbaine, et non sur un circuit fermé, et de tester une « adaptation à l’Europe », a indiqué Bolt, dont il s’agit du premier test pilote de mobilité autonome. La plateforme de VTC est associée au Chinois Pony.ai et à Stellantis.
Des vans autonomes conçus par Stellantis et Pony.ai
Le programme se concentrera sur « la validation de la sécurité, des performances et de la conformité réglementaire » de vans de marque Stellantis (issus de la plateforme L4-Ready) rendus autonomes par les technologies de Pony.ai. Le lancement de cette expérimentation intervient le jour de la signature à Luxembourg d’une déclaration commune par 17 ministres des Transports européens proposant des « zones test » pour mener des expérimentations, a indiqué le ministre français des Transports Philippe Tabarot.
« C’est important de penser transfrontalier, de penser européen, pour la conduite autonome », a souligné la ministre de la mobilité du Luxembourg Yuriko Backes tandis que son homologue allemand relevait le besoin « d’harmoniser les régulations européennes » en la matière. Bolt, plateforme de VTC indépendante d’origine européenne, fondée en 2013, « ambitionne d’annoncer d’autres expérimentations en Europe en 2026 », a ajouté la société. Pony.ai mène parallèlement d’autres essais avec la plateforme américaine Uber en Europe, continent en retard sur les États-Unis et la Chine en matière de conduite autonome.

