Au total, 1300 créations d’emploi ont été promises par les différentes entreprises bénéficiaires du « fonds Maugis », ce fonds issu de l’amende de 50 millions d’euros payée par GE, faute d’avoir créé les 1000 emplois promis lors du rachat de la branche énergie d’Alstom. Sur les 1300 promis, 486 emplois avaient été créés à fin juin.
Le fonds doit s’arrêter fin 2027, mais l’enveloppe pourrait être fléchée en totalité en fin de cette année. Dix dossiers ont été soumis au comité de sélection qui s’est réuni en octobre ; il en a retenu six, qui vont être soumis prochainement au comité de gestion, qui prend la décision finale d’attribution ou non d’une aide. « Si tous ces dossiers sont retenus, l’enveloppe sera consommée », se félicite Guy Maugis, qui escompte bien que, fin 2027, début 2028, 1000 emplois auront effectivement été créés grâce aux aides apportées aux entreprises.
3 dossiers validés fin juin
Un reliquat de 1 à 2 millions d’euros pourrait cependant subsister, en raison de difficultés rencontrées par telle ou telle entreprise, et qui n’aurait pas créé les emplois promis : le déblocage des aides est en effet conditionné à la création effective des nouveaux emplois. Cette enveloppe, si elle reste dans cette fourchette, sera versée au budget de l’Etat.
Trois dossiers ont été validés avant les congés d’été. Le groupe Silvant, à Maîche, sous-traitant de l’industrie du luxe, qui s’est engagé à créer 60 emplois, en réinternalisant notamment des fabrications sous-traitées à l’étranger.
Le groupe Seb, actuellement installé à Faucogney, en Haute-Saône, et qui doit moderniser son centre de logistique et le déplacer à Luxeuil. La création de vingt emplois est annoncée.
Enfin, l’entreprise Nutrilogist, à Belfort, a elle aussi annoncé la création de 20 emplois et doit construire un bâtiment dans la zone artisanale de Fontaine pour la production de ses compléments alimentaires. Cette start up belfortaine a été portée par la Pépinière d’entreprises « Talents en Résidences » à Belfort, gérée par BGE.

