Ce jeudi 29 janvier, le Dispositif amont de la qualification (DAQ) a lancé sa formule 2026-2030. Une présentation faite à l’Institut de Formation Accompagnement et Compétences du pays de Montbéliard (IFAC) de Bethoncourt, un des cinq sites proposant ce dispositif dans le nord Franche-Comté. On compte également Belfort, Héricourt, Delle et Pont-de-Roide. « C’est un dispositif qui permet soit d’entrer dans une formation ou d’aller directement dans l’emploi », explique Aurélie Claerr, directrice des formations à l’IFAC. En passant par ce dispositif, le stagiaire est accompagné pour définir et valider un projet professionnel. Il peut également découvrir des métiers et acquérir des compétences.
Ce dispositif s’adresse aux personnes de plus de 16 ans. Il existe trois parcours : un pour les personnes n’ayant pas de projet professionnel, un pour celles qui souhaitent renforcer leur projet et un pour concrétiser un projet. Le stagiaire alterne les périodes sur site et en entreprises avec des stages.
Le Greta est porteur de ce projet, mais il est accompagné par six autres organismes dans le cadre d’un groupement : ACEREP R2D et ADCH situés sur le territoire d’Héricourt, l’AFPA et le CFPPA sur le bassin Belfortain, le CFA Montbéliard et le Greta HSNFC. Numerica intervient également dans le processus.
Favoriser l'accompagnement sur-mesure
Pour les quatre années à venir, le Daq veut se réorganiser pour proposer des parcours sur-mesure. « On s’est aperçu que dans les petits sites comme Delle, il y avait une proximité entre les stagiaires et les orienteurs », explique François Mange, conseiller des formations au Greta et en charge du Daq. Pour reproduire cette proximité dans les grands sites comme Bethoncourt et Belfort, les stagiaires vont être divisés en unités. Une unité représente 25 à 45 stagiaires et deux référents. Cela permet d’avoir un meilleur suivi tout au long de leur projet professionnel. Avec 50 sites sur toute la Bourgogne-Franche-Comté, l’objectif est aussi de permettre aux stagiaires d’avoir accès à un Daq près de leur domicile.
« Il y a une volonté de renforcer les partenariats avec les entreprises locales », développe François Mange. Pour les personnes n’ayant pas de projet professionnel, le Daq les invite à effectuer un stage au sein d’un secteur en tension dans le territoire. « Ça peut être le bâtiment, le sanitaire et social, l’aide à la personne », liste le conseiller.
Accompagner les personnes dans la réalisation de leur projet professionnel
Après être passés par le Daq, 40 % des stagiaires entrent dans une formation et 25 % vont directement en emploi.
Noam, 17 ans, est au début de sa formation. Il est arrivé le 12 janvier, après avoir testé plusieurs orientations qui ne lui convenaient pas. « J’ai un projet: intégrer la police judiciaire », expose-t-il, sûr de lui. Avec des stages, notamment au commissariat de police de Montbéliard, le Daq l’accompagne dans la réalisation de son projet. « On est accompagné par les formateurs et formatrices pour pouvoir mener à bien notre projet et envisager des plans de secours si jamais ce projet ne marche pas », apprécie-t-il.
Entre 2021 et 2025, plus de 27 000 certifications ont pu être obtenues par les stagiaires du Daq Bourgogne-Franche-Comté : passage du code de la route, certifications pour la maîtrise du français, certificat d’aptitude à la conduite en sécurité, habilitations de sécurité et habilitations électriques. Cette année, le Daq prévoit d’accompagner 857 stagiaires dans le nord Franche-Comté avec un budget de 27 millions d’euros en 2026 alloué à toute la région Bourgogne-Franche-Comté.
