Commode. Économique. Sûre et confortable. Haute qualité. Autant d’arguments publicitaires avancés par une réclame de 1951 vantant les qualités de la 2CV fourgonnette, connue sous le vocable de 2CV type AU.
Des ambitions que ne renieraient pas le Pôle véhicule du futur, qui a annoncé, le 9 juin, lors de son assemblée générale, son intention de porter un nouveau projet de territoire. Et ce projet consiste à imaginer le véhicule du futur. Un véhicule « léger, abordable et inclusif », note le Pôle véhicule du futur, dans son compte-rendu.
Le Pôle estime que c’est possible de créer ce type de véhicule en France. Et c’est d’autant plus nécessaire à une époque où l’automobile traverse une crise conjoncturelle et structurelle. « Coût d’un véhicule neuf avec un TCO élevé (total cost of ownership, cela représente l’ensemble des coûts d’achat et d’exploitation d’un produit, NDLR), modèles surdimensionnés pour les trajets quotidiens, nouvelle approche de la mobilité des nouveaux usagers », liste le Pôle véhicule du futur, pour évoquer les difficultés de la filière. C’est ainsi qu’il invite à « un changement de paradigme ».
Ce véhicule du futur sera collaboratif
Le Pôle Véhicule du Futur est aussi conscient qu’un tel projet ne peut être construit qu’avec l’association d’acteurs de la filière. « Pilotée par le passionné Ludovic Party, une petite équipe composée d’adhérents, de membres du conseil d’administration, du président du comité d’expertise et de quelques collègues du Pôle a imaginé un défi collaboratif pour inventer les sous-ensembles innovants pour le véhicule de demain », détaille le Pôle dans son compte-rendu.
Le véhicule devra être en rupture sur le produit, son process de fabrication et sur les services proposés. Ainsi, il devra avoir : des matériaux de rupture ; une architecture simplifiée ; des motorisations décarbonées ; et une exploitation de la data.
Le Pôle Véhciule du futur, qui a fêté ses 20 ans en 2025 (lire notre article), compte 430 adhérents, selon son rapport d’activités 2025. In s’intéresse à quatre domaines : énergie et propulsion ; véhicule connecté et autonome ; matériaux et process ; et service de mobilité. Il se position sur six marchés : l’automobile ; les mobilités douces ; les véhicules industriels et les engins non routiers ; le ferroviaire ; les sports mécaniques ; et, depuis peu, au secteur de l’armement et de la défense.
Le Pôle rayonne sur la Bourgogne-Franche-Comté et la région Grand Est.

