Dans un communiqué publié ce mardi 3 février, le syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU), premier syndicat des collèges et lycées généraux et technologiques ainsi que le syndicat national de l’éducation physique (SNEP-FSU), syndicat majoritaire des enseignants d’EPS dénoncent la suppression de dotation horaire (lire notre article). « Les collèges et les lycées, laissés pour compte du budget 2026 », débute la lettre.
Le lundi 2 février, le comité social d’administration spécial départemental (CSA-SD) du Territoire de Belfort a pris place. L’objectif ? Étudier les dotations budgétaires des collèges du département pour la rentrée 2026. Les décisions n’ont pas satisfait les syndicats. 15 postes équivalents temps plein vont être supprimés dans les collèges et 13 dans les lycées généraux et technologiques. Qu’est-ce que cela signifie ? « Ça se compte en heures. C’est 283 heures qui manquent dans les dotations des collèges du territoire de Belfort », explique Boris Benabid, membre de la FSU.
250 élèves en moins dans le Territoire de Belfort
Pour Boris Benabid, cela s’explique en partie par la baisse des effectifs : « On a 250 élèves en moins pour la rentrée 2026 ». Pourtant, ce qu’il conteste est la réaction du gouvernement face à cette donnée. « On aurait pu faire le choix d’améliorer le taux d’encadrement dans les classes en gardant des dotations telles qu’elles étaient cette année », déplore-t-il. C’est-à-dire garder le même nombre d’heures pour la rentrée 2026, en profitant de la baisse du nombre d’élèves pour permettre un meilleur accompagnement.
Des suppressions qui, d’après le SNES-FSU, vont avoir des conséquences directes sur le corps professoral. « Sachant qu’il y a moins d’heures à assurer, on craint des suppressions de postes », développe Boris Benabid, également professeur d’éducation physique et sportive. Certains de ses collègues devaient déjà faire des heures supplémentaires dans d’autres établissements. Le communiqué dénonce une dégradation globale pour la rentrée prochaine : « Aucune création de postes de PSYEN [psychologue de l’éducation nationale, ndlr], aucun AED [assistant d’éducation, ndlr] supplémentaire, et des AESH renvoyées à leur précarité après le refus de leur accorder le statut de fonctionnaire ».
Les suppressions de postes décidées en mars
Pour le moment, aucun poste d’enseignant n’est supprimé. « On le saura au CSA au mois de mars », a éclairci le membre du SNES-FSU. La suppression d’heures a été présentée lundi mais doit être présentée aux chefs des établissements scolaires. Seulement en mars, le CSA a annoncé les créations et suppressions de postes.
Les syndicats le rappellent, ces suppressions d’heures sont aussi présentes dans l’ensemble de l’académie de Besançon. Au total, 64 équivalents temps plein d’enseignants sont dans le viseur.
Sollicité, le rectorat n’a pas encore répondu.
