(AFP)
Une manne colossale, la plus importante en France jusqu’ici pour Amazon, qui entend construire de nouveaux sites logistiques, développer ses activités de cloud et d’intelligence artificielle – notamment au service des PME françaises, et consolider son réseau existant. Quatre centres de distribution émergeront ainsi à partir de 2026: à Illiers-Combray, en Eure-et-Loir; à Beauvais dans l’Oise; à Colombier-Saugnieu, dans le Rhône; et un à Ensisheim, dans le Haut-Rhin, les trois premiers en 2026 et le quatrième en 2027. Celui d’Ensisheim, en Alsace, sera l’un des plus grands sites logistiques d’Amazon en Europe, avec ses 189.000 m² sur trois niveaux (lire notre article).Pour faire tourner ces nouveaux centres, Amazon promet de créer 7.000 emplois en CDI, dans un communiqué publié mardi soir. Le géant américain emploie aujourd’hui en France plus de 25.000 salariés en contrat à durée indéterminée dans ses huit centres de distribution, 26 agences de livraison et quatre centres de tri.
Amazon persiste et signe
Depuis quelques années, Amazon fait face à une féroce concurrence venue d’Asie. D’abord de la part des chinois AliExpress et Temu, deux plateformes de vente en ligne généralistes de type « bazar ». Mais aussi de Shein, la marque de mode aux prix cassés qui a ouvert elle aussi une place de marché, proposant les produits de vendeurs tiers. Ces acteurs extra-européens agitent le monde de l’e-commerce traditionnel, suspectés par les entreprises européennes, les autorités publiques et les ONG de profiter d’une exemption historique de droits de douane pour les petits colis pour inonder le marché européen de produits bas de gamme dont certains non conformes et dangereux.

